"Le problème est trop important pour la capacité d'accueil actuelle", a déclaré mardi M. Stein lors d'une conférence de presse à Bogota. "Il est nécessaire que la communauté internationale redouble ses efforts et ses contributions en faveur des pays et des organismes internationaux qui se préoccupent de la crise", a-t-il ajouté.

Il a aussi affirmé que l'Assemblée générale des Nations unies, en septembre à New York, était un lieu pertinent pour que la communauté internationale s'engage à apporter davantage de ressources, précisant qu'il manquait encore 70% des financements. 

Il est nécessaire, a-t-il souligné, que "cela se traduise (...) non seulement en messages de solidarité, mais en actes concrets de contributions", d'autant plus que le flux migratoire du Venezuela est "loin de diminuer" tant que ce pays ne résout pas sa situation interne.

L'envoyé spécial de l'ONU a salué les efforts de la Colombie, premier pays d'accueil avec 1,4 million de Vénézuéliens sur son territoire, en dépit d'un "budget épuisé" et d'une "capacité institutionnelle surchargée".

Selon l'ONU, au moins 3,3 millions de personnes ont quitté le Venezuela depuis 2016, fuyant la grave crise économique et politique dans laquelle est plongée cette puissance pétrolière. La grande majorité migrerait vers d'autres pays d'Amérique latine, d'après l'ONU.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères colombien Carlos Holmes Trujillo, qui s'est entretenu avec M. Stein, s'est montré préoccupé par la "faible mobilisation" de fonds internationaux et la "croissance rapide de la migration vénézuélienne".

"La mobilisation de ressources reste insuffisante si on prend en compte que notre pays a accueilli plus de 111.000 nouveaux migrants ces trois derniers mois", a-t-il déclaré.

M. Trujillo a affirmé que sur 315 millions de dollars d'aides promises, la Colombie n'en avait reçu que 66.