Le caporal-chef Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère), avait reçu en juin la médaille militaire "pour la valeur exceptionnelle de ses services", précise l'Elysée dans un communiqué.

Son décès porte à 52 le nombre de soldats français tués au combat au Sahel depuis 2013 dans les opérations antijihadistes Serval puis Barkhane. 

Selon l'état-major des armées, la victime a été tuée "au cours d'une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la Force Barkhane dans le Gourma malien", dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

"Des éléments d'un groupe armé terroriste ont été détectés par un drone Reaper tôt dans la matinée, dans la forêt de N'Daki. Une patrouille de deux hélicoptères d'attaque a été rapidement engagée pour les neutraliser", a poursuivi l'état-major.  

Un groupe de commandos de la force Barkhane a ensuite été déployé au sol pour reconnaitre la zone d'engagement.

"Le groupe de commandos a été pris à partie à courte distance par d'autres éléments du groupe armé terroriste. Au cours de cette action, le caporal-chef Maxime Blasco, a été touché par un tireur embusqué, qui a été neutralisé par les commandos. Très grièvement blessé, le caporal-chef Maxime Blasco a rapidement succombé à ses blessures", selon le communiqué de l'armée.

Ce nouveau décès intervient alors que Paris a revendiqué la "neutralisation" en août au Mali du chef du groupe jihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al-Sahraoui, une opération qualifiée de "succès majeur" pour la France à l'heure où ses troupes se réorganisent au Sahel pour se concentrer sur la lutte antiterroriste.

Mais il intervient aussi dans un contexte tendu entre Paris et la junte au pouvoir à Bamako, laquelle envisage de conclure un contrat avec la sulfureuse société paramilitaire russe Wagner, décrite comme proche du pouvoir russe. Un déploiement de ces mercenaires serait "incompatible" avec le maintien au Mali des troupes françaises, qui combattent depuis huit ans les jihadistes au Sahel, a averti le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Le 2 janvier dernier, deux soldats dont une femme, tous deux du 2e régiment de hussards de Haguenau (Bas-Rhin), avaient été tués dans leur véhicule blindé léger (VBL) par un "engin explosif improvisé". Cinq jours avant, trois soldats du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse) avaient été victimes eux aussi d'une bombe artisanale. 

Ces deux attaques mortelles avaient été revendiquées par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.