À l'image du « service de traitement des déclarations rectificatives » (STDR) qui avait été créé pour les particuliers détenant des avoirs à l'étranger non déclarés, le gouvernement vient d'annoncer l'ouverture d'un nouveau service de régularisation, à destination cette fois des entreprises et de leurs dirigeants. Dénommé « service de mise en conformité fiscale des entreprises » (Smec), ce guichet va leur permettre de régulariser leur situation en contrepartie de pénalités fiscales réduites. À condition toutefois que cette démarche soit spontanée. Les entreprises faisant l'objet d'un contrôle fiscal en cours, ayant reçu un avis de vérification ou faisant l'objet d'une procédure d'enquête administrative ou judiciaire ne peuvent donc pas bénéficier de ce dispositif.

Ce nouveau service s'adresse à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. En revanche, il est réservé à des problématiques, complexes, limitativement énumérées. Ainsi, peuvent être traitées toutes anomalies fiscales découvertes par les nouveaux détenteurs et repreneurs d'une entreprise, certaines questions relatives à la fiscalité internationale (établissement stable, par exemple) ou à la fiscalité des dirigeants (pacte Dutreil, plus-values de cession de titres...) ainsi que toutes opérations pouvant relever d'une majoration de 80 % (manœuvres frauduleuses, abus de droit...).

Quant aux majorations et intérêts de retard dus par l'entreprise qui a régularisé sa situation en utilisant cette procédure de mise en conformité, ils sont revus à la baisse, par voie de transaction, selon le barème non négociable suivant :

Barème de réduction des pénalités
Taux de droit communTaux réduitIntérêts de retard
80 % (manœuvres frauduleuses, abus de droit)30 %Réduits de 40 %
40 % (manquement délibéré)15 %Réduits de 40 %
10 % (défaut de déclaration)0 %Réduits de 50 %

www.impots.gouv.fr, actualité du 15 mars 2019

Circulaire du 28 janvier 2019