L'accord amiable, annoncé dans un document déposé lundi auprès du régulateur américain des marchés financiers (SEC) et qui doit encore être homologué par un juge, met fin à l'action en justice intentée devant un tribunal fédéral d'Oakland (Californie) par ces actionnaires.

L'accord va faire l'objet d'une charge exceptionnelle dans les comptes du troisième trimestre, un élément majeur pour une société qui a réalisé 1,19 milliard de dollars de chiffre d'affaires au deuxième trimestre.

Le marché a mal réagi à cette annonce. Vers 10H45 GMT, le titre Twitter perdait ainsi 3,81% à 60,09 dollars.

Les actionnaires qui avaient saisi la justice fédérale reprochaient aux dirigeants d'avoir présenté un tableau trompeur de l'état de la société lors de la publication des résultats annuels 2014, début février 2015.

Plusieurs membres du conseil d'administration, notamment le co-fondateur Jack Dorsey, ont ensuite vendu des actions durant les semaines qui ont suivi, à un prix que les actionnaires estimaient "gonflé artificiellement".

Au total, selon l'assignation déposée en novembre 2016, les dirigeants ont vendu pour 281 millions de dollars d'actions avant que Twitter ne communique de nouveau sur sa situation.

Si Jack Dorsey a vendu pour 3,6 millions de dollars de titres, un autre administrateur du groupe de San Francisco, le co-fondateur Evan Williams, en a lui cédé pour 274 millions de dollars. Ce dernier a renoncé à son mandat d'administrateur en 2019.

Lors des deux publications suivantes, en avril et juillet 2015, le groupe a revu ses prévisions à la baisse et fait état d'une progression moins forte que prévu du nombre de ses utilisateurs actifs, ce qui a entraîné la chute du cours de l'action.

Entre fin avril et fin juillet, soit après ces deux publications décevantes pour les marchés, le titre a perdu 37%.

L'accord amiable met fin aux poursuites contre Twitter mais aussi contre les dirigeants mis en cause qui n'auront à reconnaître aucune infraction ou responsabilité.