À compter du 1er janvier 2019, les travailleurs indépendants devant mettre fin à leur activité pourront, sous certaines conditions, bénéficier d’une indemnisation en cas de période de chômage.

C’est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron qui se concrétise à travers la récente loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel : la possibilité, pour les travailleurs indépendants, de bénéficier d’une indemnisation en cas de période de chômage.

En pratique, qui sera concerné ?

Ce nouveau dispositif, qui sera mis en place à partir du 1er janvier 2019, concernera notamment :
•    les travailleurs non salariés (artisans, commerçants, professionnels libéraux, exploitants agricoles, gérants majoritaires de SARL…) ;
•    les dirigeants de société « assimilés salariés », affiliés au régime général de la Sécurité sociale (gérants minoritaires de SARL, présidents du conseil d’administration et directeurs généraux des SA et présidents de SAS).

Mais attention ! Seuls les travailleurs non salariés devant cesser leur activité en raison d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire pourront toucher l’allocation chômage. De même, ils devront remplir une condition de ressources et des conditions minimales de durée d’activité et de revenus qui seront prochainement définies par décret.

Précisions : cette nouvelle allocation chômage sera financée par l’impôt et ne donnera, par conséquent, pas lieu à une contribution supplémentaire pour les bénéficiaires.

En pratique, les travailleurs indépendants devront déposer leur demande d’indemnisation auprès de Pôle emploi dans les deux ans qui suivent leur inscription comme demandeur d’emploi. Le montant forfaitaire de cette allocation ainsi que la durée de son versement doivent encore été fixés par décret.