"Le tribunal administratif a rejeté la requête contre l'arrêté du préfet estimant qu'il ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifestation", a indiqué à l'AFP la préfecture de Loire-Atlantique. 

Ce recours en référé avait été examiné vendredi après-midi, avait indiqué à l'AFP le tribunal administratif de Nantes.

Plusieurs appels ont été diffusés sur les réseaux sociaux pour rendre hommage au jeune homme, disparu dans la nuit du 21 au 22 juin alors qu'il assistait à un concert en bord de Loire, à Nantes, et retrouvé mort lundi dans le fleuve. 

Le préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt, a justifié l'interdiction de manifester dans le centre de Nantes en expliquant qu'il ne voulait pas que des "individus volent à la collectivité le moment d'émotion qui est souhaité par tous les amis de Steve" Maia Caniço.

M. d'Harcourt a ajouté qu'il disposait "d'informations concordantes sur la volonté d'un certain nombre de groupes d'activistes d'en découdre avec les forces de police, avec les institutions publiques".

La disparition du jeune homme a suscité une vive émotion et des critiques sur l'intervention des forces de l'ordre dans la nuit du 21 au 22 juin, là où avait lieu le concert de la fête de la musique auquel il assistait.