Les syndicats CFDT, Unsa et CGT de la SNCF ont été "déboutés de leur demande en référé" concernant le non-paiement de certains jours de repos des grévistes, ont annoncé vendredi plusieurs avocats.

"Les syndicats ont été déboutés de leur demande en référé", ont indiqué Maîtres Joël Grangé et Aurélie Cormier-Le Goff, avocats de la direction de la SNCF. La décision est défavorable aux syndicats, a confirmé Me Daniel Saadat, avocat de la CFDT. Les conseils des deux parties n'avaient pas connaissance vendredi matin du contenu de cette décision en raison d'une panne du système informatique du greffe du tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny. "Une audience au fond aura lieu le 31 mai à Bobigny", a précisé Me Grangé.

Les syndicats maintiennent la pression

"C'est une première déception", a reconnu sur RTL le secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, Roger Dillenseger, mais "à l'heure qu'il est, nous attendons encore les motifs" qui feront l'objet d'"une analyse fine". "Prudent" quant aux répercussions que pourrait avoir cette décision sur la mobilisation et le moral des grévistes, M. Dillenseger a tout de même estimé que cette décision pourrait "énerver un peu tout le monde".

"Aujourd'hui, il n'y a pas de raison de changer de stratégie (...) Unitairement, les organisations syndicales maintiennent la pression", a-t-il ajouté.

La CFDT Cheminots, l'Unsa ferroviaire et la CGT Cheminots demandaient qu'il soit fait interdiction à la SNCF de considérer leurs différents préavis de deux jours de grève comme un mouvement de grève unique.

Ces syndicats ont lancé début avril une grève en pointillés sur un rythme de deux jours sur cinq jusqu'à fin juin. Mais la direction de la SNCF considère leurs différents préavis d'arrêt de travail comme étant un seul et unique mouvement contre la réforme ferroviaire, ce qui lui permet selon elle de ne pas payer un certain nombre de jours de repos aux grévistes.

La CFDT Cheminots et l'Unsa ferroviaire avaient assigné la SNCF en référé auprès du TGI de Bobigny, une procédure d'urgence à laquelle s'était jointe la CGT Cheminots comme partie intervenante volontaire.