Le trafic, qui repose sur trois filières implantées en Ile-de-France, à Bordeaux et en Bretagne, s'est déroulé entre septembre 2016 et septembre 2018, a indiqué le parquet de Bobigny.

Les filières s'approvisionnaient en résine de cannabis et cocaïne "au marché de gros de stupéfiants" aux Pays-Bas. Ils importaient ensuite les produits en France et les revendaient à des grossistes ou semi-grossistes, précise le parquet.

Les investigations ont permis d'établir, notamment grâce aux écoutes, l'importation d'au moins 1,5 tonne de cannabis, selon cette même source. Le produit, chargé dans des camions, provenait du la région du Rif au nord du Maroc.

"Les prévenus apparaissent comme rompus au trafic de stupéfiants, ces derniers ayant déjà été sévèrement condamnés dans le passé", a indiqué une source proche de l'enquête.

Pour leur trafic, ils utilisaient "des moyens excessivement sophistiqués: téléphones satellites cryptés, caches aménagées dans des véhicules, actionnées au moyen de télécommandes électroniques, détecteurs de balises", selon cette source. 

Et pour échapper aux interpellations, ils incendiaient les véhicules et les cargaisons de cannabis, a ajouté cette source.