Trois ministres au chevet des emplois francs. Muriel Pénicaud (Travail), Annick Girardin (Outre-mer) et Julien Denormandie (Ville et Logement) ont annoncé jeudi dans l'agence Pôle emploi de Cachan, dans le Val-de-Marne, une extension de ce dispositif de lutte contre les discriminations dont souffrent les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Lancés il y a un an, les emplois francs connaissent un démarrage poussif. Le principe est simple : une subvention (5.000 euros par an pendant trois ans pour un CDI par exemple) pour l'embauche de tout chômeur résidant en QPV. Las, 4.544 demandes seulement ont été acceptées, soit à peine 10 % de l'objectif.

D'autres mesures

Le dispositif est désormais ouvert à tous les quartiers prioritaires des territoires suivants : Hauts-de-France, Ile-de-France, Ardennes, Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Maine-et-Loire, Vaucluse, Outre-mer. « Plus de la moitié des habitants vivant en QPV est désormais éligible, contre un quart précédemment », selon le gouvernement. D'autres mesures vont entrer en vigueur prochainement pour tenter de donner un nouveau souffle aux emplois francs, notamment leur élargissement aux personnes en contrat de sécurisation professionnelle.