"Les actifs de l'ayatollah Khomeiny et de son bureau ne seront pas épargnés par ces sanctions", a déclaré lundi M. Trump en lisant un texte annonçant la signature d'un décret empêchant "le guide suprême (iranien), son équipe et d'autres qui lui sont étroitement liés d'avoir accès à des ressources financières essentielles".

Problème: le guide suprême iranien est l'ayatollah Ali Khamenei, qui a pris la tête de la République islamique à la mort de son fondateur et premier guide, Khomeiny en 1989.

"Trump ne sait pas que l'ayatollah Khomeiny est mort et que l'ayatollah Khamenei dirige l'Iran", a réagi Sara Massoumi, correspondante diplomatique du quotidien réformateur Etemad.

Les utilisateurs iraniens de Twitter y sont allés de bon coeur.

"Khamenei a dit un jour +Ronald+ au lieu de +Donald+", a écrit @danialshaigan à propos d'un lapsus qu'aurait commis le guide suprême lors d'un discours en écorchant le prénom du président américain. "Trump a pris sa revanche", a-t-il ajouté.

"Ce Narcisse (Trump, NDLR) attend (qu'un mort) l'appelle?", a raillé @saeedIran, en faisant allusion aux propos du chef de l'Etat américain qui avait déclaré le 9 mai à propos de l'Iran: "Je voudrais qu'ils m'appellent (...), nous sommes prêts à la discussion."

@BahramAsadzadeh a pour sa part avancé qu'il existait un complot au sein même du gouvernement américain contre M. Trump: "Ils le font passer pour un bouffon!", écrit-il, en référence au texte lu par l'hôte de la Maison Blanche.

"Vous voyez bien: il est en train de lire à haute voix" et, pendant ce temps, d'autres "assemblent des preuves pour dire qu'il est dément".