Reprendre un commerce, un bar ou un restaurant, est une opération qui ne s’improvise pas. De la phase de réflexion initiale à la signature du contrat final, voici les étapes à suivre pour mener à bien ce projet de reprise.

Avant d’envisager la reprise d’un commerce, cadrez bien votre projet

En 2015, 16 000 fonds de commerce, hôtels, cafés, restaurants, épiceries ont changé de propriétaire, selon le Bodacc, le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. Vous voulez reprendre un commerce ? Avant de vous mettre en quête d’une opportunité, commencez par faire le point sur vos motivations, vos objectifs, vos points forts, vos compétences, vos possibilités de financement… Plus votre projet sera cohérent avec votre situation et vos capacités, plus vos chances d’aboutir seront importantes.

4 étapes à penser avant d'ouvrir un commerce

Commerces à reprendre : partez à la chasse aux opportunités

Contrairement à ce que l’on croit, les bonnes opportunités ne sont pas légions sur la partie « visible » du marché de la reprise. Pour commencer, évaluez l’état de l’offre en prospectant les sites d'annonces spécialisés dans la cession-transmission, les bourses d'opportunités régionales… Puis faites jouer le bouche-à-oreille en sollicitant les relais et intermédiaires potentiels des cédants : agents des réseaux consulaires, experts-comptables, représentants d’associations de commerçants, de fédérations professionnelles, etc. Vous augmenterez ainsi vos chances de dénicher la perle rare.

Evaluez le potentiel d’un fonds de commerce et la valeur de vos cibles

Pour racheter un fonds de commerce au juste prix, il faut se faire une idée complète et objective du potentiel et des atouts de l’affaire que l’on envisage de reprendre, mais aussi de ses points faibles. Attention à ne pas prendre pour argent comptant les dires du cédant. Etablissez votre diagnostic en vous basant sur des éléments tangibles - historique comptable de l’affaire sur 3 ans, état des dettes et créances, contrat de bail - et posez-vous les bonnes questions : quel est le potentiel de développement de l’affaire ? Des investissements sont-ils nécessaires ? Sur quelle base est évaluée la valeur du fond ? Y-a-t’il des risques de passif ? Lesquels ?

La reprise d’un commerce exige des fonds, pensez au financement

Le coût de reprise d’un commerce ne se limite pas à sa valeur vénale. Il comporte aussi des frais d’acquisition (droits d’enregistrement, frais d’expertise et de conseil). Sans compter les sommes nécessaires à la reconstitution de la trésorerie voire à d’éventuels investissements. C’est pourquoi, au-delà de son apport personnel et des autres sources de financement (love money, prêt d’honneur, aides régionales à la reprise), un emprunt est généralement nécessaire. Un conseil : ne sous-estimez pas vos besoins de financement. Prenez aussi le temps de constituer un dossier solide. Cela augmentera vos chances de convaincre le banquier.

Reprise d'entreprise : quelques conseils à suivre

Dans le rachat d’un fonds de commerce, la négociation est essentielle

Dans la reprise d’un commerce, tout se négocie : la liste des actifs qui seront repris (ou pas), le prix de cession du fond, les délais de l’opération, etc. Pour être en position de force, il est indispensable d’avoir une vision précise et complète du dossier. Il faut aussi faire preuve de psychologie vis-à-vis du cédant : la part d’affect dans le choix d’un repreneur est importante. Dans tous les cas, il est important de se fixer un plafond de prix auquel on ne dérogera pas. Et de demander une contrepartie systématique en cas de concession. L’assistance d’un expert-comptable ou d’un avocat d’affaires spécialisé en cession-transmission est fortement recommandée, durant la phase de négociation bien sûr, mais aussi au cours des autres étapes du processus de reprise.