La 2e phase du déconfinement, le 2 juin 2020 marquait la fin d’un long tunnel pour les restaurants et les bars, enfin autorisés à sortir leurs tables, aménager leur terrasse et à rallumer leurs fourneaux.

Les conditions de la réouverture liées au déconfinement sont toutefois strictes, et dans les zones orange, il est seulement possible de s’installer en terrasse. À Paris, les règles d’occupation du trottoir ont été assouplies pour relancer l’activité des restaurateurs français, tout en assurant le respect des gestes barrières pour les clients comme le personnel des bars et restaurants.

Une réouverture prudente et progressive des restaurants et bars en France

Dans les départements de France classés en « vert », les établissements autorisés à rouvrir ont pour obligation de respecter des règles strictes.

  • Les tables doivent être espacées d’un mètre minimum, sauf si une paroi, en verre ou en plexiglass par exemple, permet de créer une séparation physique.
  • Il est interdit d’installer de grandes tablées pour accueillir plus de 10 personnes.
  • Le masque est obligatoire, pour l’ensemble du personnel, ainsi que pour les clients, lorsqu’ils se déplacent en salle.
  • La consommation debout, au bar par exemple, est prohibée.

Dans les zones orange, comme en Île-de-France, la prudence est plus accrue qu’ailleurs, et les établissements ne peuvent ouvrir que leurs terrasses, selon certaines conditions assouplies en leur faveur.

À Paris, la possibilité d’occuper une partie de l’espace public

La mairie de Paris a annoncé un plan d’aide aux bars et restaurants parisiens, pour permettre aux restaurateurs — qui ont perdu 90 % de leur chiffre d’affaires au mois d’avril — de reprendre leur activité.

La mesure phare concerne pour l’instant la possibilité d’occuper gratuitement une partie de l’espace public, c’est-à-dire les trottoirs, mais aussi les places de parking. Afin d’accompagner cette mesure, plusieurs rues vont être fermées à la circulation pendant le week-end, pour accorder aux bars et aux restaurants l’espace dont ils ont besoin.

Quelles démarches pour l’extension de sa terrasse à Paris quand on est restaurateur ?

Pour bénéficier de la possibilité d’occuper l’espace public afin d’y installer une terrasse, les cafés bars et restaurants parisiens sont invités à renseigner leur demande en ligne  sur le site de la mairie de Paris.

Ils doivent aussi s’engager à respecter une charte de 10 points imposant principalement le respect des mesures d’hygiène et de propreté, la limitation des nuisances sonores et la fermeture de ces terrasses éphémères après 22 h.

La municipalité se réserve le droit de verbaliser les restaurants et bars qui ne respecteraient pas ces consignes, voire de retirer la possibilité d’occupation temporaire de l’espace aux restaurateurs qui ne joueraient pas le jeu.

Les restaurants et bars doivent également recueillir l’accord des commerçants concernés s’ils souhaitent installer leurs tables devant leur boutique. Ils pourront aussi occuper jusqu’à 3 places de parking adjacentes à leur restaurant pour augmenter la surface disponible.

Des mesures d’aide complémentaires

Si ces mesures sont salutaires, elles ne sont pas toujours suffisantes pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, à l’arrêt quasi complet depuis 2 mois suite à la pandémie du coronavirus.

C’est pourquoi le fonds de solidarité  a été récemment renforcé, et devient accessible aux entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 2 millions d’euros (et non 1 million comme avant le 1er juin), et jusqu’à 20 salariés au lieu de 10. Le plafond de ce fonds, fixé à 5 000 euros, a aussi été porté à 10 000 euros pour toutes les entreprises du secteur de l’hôtellerie et de la restauration.

À noter aussi que les nouvelles règles de chômage partiel  en vigueur depuis le 1er juin ne s’appliquent pas à l’hôtellerie et à la restauration, qui continuent de bénéficier d’un remboursement égal à 100 % de l’indemnité versée aux salariés à l’arrêt, dans la limite de 70 % du salaire brut.