Le loup a été soupçonné dans l'attaque fin juin de plusieurs brebis d'un éleveur de Murat-sur-Vèbre (Tarn). L'Office National de Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) a conclu, après expertises, que "le loup figure parmi les prédateurs ayant pu commettre ces attaques", selon un communiqué de la préfecture.

Et un expert de l'ONCFS vient de confirmer qu'un grand canidé pris en photo par des appareils automatiques vers 02h00 du matin le 5 juillet sur la commune de Cambon-et-Salvergues (Hérault), en limite du département du Tarn, était "bien un loup".

Avec environ 430 individus estimés, le loup, tant redouté par certains éleveurs, continue son "expansion rapide" en France. Jadis présent partout dans le pays avant d'être éradiqué, le loup, revenu naturellement au début des années 1990 par l'Italie, poursuit sa recolonisation, par "taches".

A l'origine de ce retour, la reforestation, l'exode rural, l'augmentation des proies, l'adaptabilité d'un animal capable de parcourir de grandes distances, et de strictes mesures de protection (Convention de Berne, directive de l'UE).

Face à cette expansion, la FNSEA, les Chambres d'agriculture et les associations d'éleveurs ont demandé fin juillet à l'Etat un renforcement des mesures contre les attaques de loups.