Il a également pris la défense, sur Cnews, des grands donateurs mis en cause sur les réseaux sociaux et par Ingrid Levavasseur, une des figures des "gilets jaunes", qui a dénoncé "l'inertie des grands groupes face à la misère sociale" alors qu'ils se mobilisent pour financer la reconstruction de la cathédrale.

"Je ne veux pas qu'on montre du doigt les grands, comme certains le font, car vous noterez que les grands, ce sont aussi des capitaines d'industrie, des chefs d'entreprises, des créateurs de milliers d'emplois dans notre pays", a-t-il plaidé. 

Il a salué le fait que "dans un moment tel que celui-là, d'unité nationale, ils montrent leur engagement et qu'ils veulent participer à la préservation d'un joyau national".

M. Estrosi a par ailleurs souligné que les collectivités n'ont "pas le droit de dépasser une augmentation de (leurs) dépenses de fonctionnement de 1,2% par an". Or "si le gouvernement prenait la décision de ne pas comptabiliser dans cette augmentation de 1,2% ce que chaque collectivité, y compris la plus petite, le plus petit village de France, mettrait pour apporter une contribution à la reconstruction de Notre-Dame, ce serait un formidable encouragement pour les collectivités", a-t-il estimé.

Il a annoncé pour sa part une contribution "raisonnable" de la métropole de Nice-Côte d'Azur et ses 49 communes. "Pourquoi pas, comme le propose mon ami Alain Chrétien, le maire de Vesoul, (ne pas avoir) un calcul qui apporte la contribution d'un euro par habitant par exemple, ce qui à l'échelle de notre métropole représenterait environ 700.000 euros", a-t-il proposé.

Concernant les dons des particuliers, le maire de Nice a aussi demandé le "classement de Notre-Dame en trésor national", pour permettre, en vertu de la loi Aillagon, que "tous ceux qui apportent une contribution à ce monument" puissent bénéficier d'une exonération fiscale de 90%.

Face à un chantier qui s'annonce colossal, plusieurs grandes fortunes françaises ont sorti leur carnet de chèques depuis lundi: la famille Pinault a promis 100 millions d'euros, suivie par le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France, qui a annoncé un don de 200 millions, puis la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal (200 millions).