Au coeur des villes, on les trouve partout, des friches aux toits, en passant par les terrains vagues. Selon l'INRAE (l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), en 2020, on comptait environ 400 fermes urbaines sur le territoire français. Si beaucoup de ces lieux sont gérés par des structures associatives, des entreprises essayent tout de même de lancer des programmes innovants en tenant compte des contraintes de la ville (manque de place, pas d'accès au sol ou à la lumière du jour en quantité nécessaire).

Futura Gaïa, fait par exemple pousser ses herbes aromatiques, des salades et des tomates à la verticale, en empilant des caissons pour économiser une place devenue précieuse. La start-up créée près de Nîmes en 2019 a levé l'an dernier 2,5 millions d'euros.

La start-up Myfood propose quant à elle des serres connectées à louer, adaptés aux balcons des citadins. Créée en 2015 près de Strasbourg, elle connait un développement rapide grâce à l'engouement pour le jardinage depuis le début de la crise sanitaire.

Rendre les villes plus vertes

Trop engorgées, trop polluées, trop chaudes... Les habitants des villes étouffent. Selon un sondage de Harris Interactive commandé par PROCIVIS en 2020, 8,8 % des citadins ont engagé des démarches pour déménager hors des centres urbains. Mais certaines start-up tentent d'inverser la tendance en développant des solutions afin de verdir les villes, et par la même occasion améliorer la qualité de vie des citadins.

L'entreprise toulousaine Kyanos Biotechnologies, a par exemple développé une solution permettant de dépolluer l'air des métropoles au moyen de microalgues. La start-up installe des structures en forme d'arbre de 5 mètres de haut, qui permettent de filtrer 200.000 m3 d'air tous les ans.

De son côté, Source Urbaine, start-up parisienne créée début 2020, installe des jardins qu'elle déploie sur la voirie ou les toits des immeubles. L'objectif est de récupérer les eaux de pluies, et de verdir l'environnement des villes.

Participer à redynamiser les zones rurales

Qui dit néoruraux dit aussi néoentrepreneurs ruraux. Si la campagne et les zones périphériques ont connues leur période de désamour, la tendance semble s'inverse. Et la crise sanitaire remet une pièce dans la machine. Mais certaines zones rurales pèchent par déficit d'attractivité, ce qui limite leur développement.

Des initiatives comme celle de Comptoir de Campagne ont pour but d'améliorer les conditions de vie en milieu rural. La start-up lyonnaise cible des villages en manque de commerces pour y ouvrir des épiceries multiservices, allant du coiffeur à La Poste, en passant par les services bancaires.

La plateforme Laou, quant à elle, fait la promotion des territoires. Elle met en relation les grandes entreprises qui recrutent en régions et les salariés en quête de nouveaux horizons.