Qabous, qui avait pris le pouvoir à son père lors d'un coup d'Etat en juillet 1970, souffrait depuis un certain temps d'une maladie qui pourrait selon des diplomates être un cancer du côlon.

"C'est avec tristesse (...) que le sultanat d'Oman pleure notre sultan Qabous ben Saïd qui a été rappelé à Dieu vendredi soir", a indiqué l'agence Oman News Agency citant un communiqué du cabinet royal.

Le 31 décembre, les médias d'Etat avait annoncé que le sultan se trouvait dans un "état stable" après plusieurs semaines de rumeurs sur sa santé.

Ses multiples hospitalisations en Allemagne avaient déjà suscité des inquiétudes sur sa succession et la stabilité de ce pays du Golfe.

Le sultanat, neutre, joue régulièrement les bons offices pour ses alliés occidentaux, notamment dans leurs relations tendues avec l'Iran voisin.

Le sultan, qui n'était pas marié et n'avait pas d'enfants ni de frères, devait, d'après la Constitution, écrire une lettre désignant son successeur au sein de la dynastie royale, qui sera ouverte si sa famille ne parvient pas à s'accorder sur un nom dans un délai de trois jours après sa mort.