En fin d'après-midi, les forces de l'ordre sont intervenues pour déloger les manifestants, a indiqué à l'AFP l'un d'entre eux, Dominique Masset. "Ils ont lâché des gendarmes mobiles par hélicoptère sur le toit" où des militants étaient montés, "et il y a une compagnie de CRS", a-t-il détaillé.  

L'opération visait à protester contre la diffusion en France de colza contaminé "vendu par Monsanto sous la marque Dekalb à l'insu des agriculteurs", selon Jacques Dandelot, 69 ans, l'un des porte-parole des Faucheurs Volontaires, des militants anti-OGM. 

Selon eux, ces lots de semences, du colza DK Exception Dekalb contaminé par la semence transgénique GT 73 résistante au glyphosate, ont été commercialisés en France, en Allemagne, en République Tchèque et en Roumanie.

Durant l'occupation de l'usine, les manifestants ont "trouvé des sacs" de ces semences, a affirmé M. Masset. 

"C'est incompréhensible que cette semence contaminée importée d'Argentine et d'Espagne soit commercialisée en France", a jugé Jacques Dandelot.

Les manifestants ont déployé une banderole sur une façade de l'usine sur laquelle on pouvait lire : "Contamination en cours: 20.000 hectares en France de colza OGM".

Dans la matinée, les Faucheurs avaient demandé à voir l'un "des responsables du site Monsanto et un représentant du ministère de l'Agriculture", requête non satisfaite selon M. Masset.