Le résultat du scrutin marque pour LFI (6,31% des voix) "une chute (...), mais ce n'est pas la chute d'un homme. Jean-Luc Mélenchon est plutôt celui qui a porté à haut niveau notre courant politique" à la présidentielle (19,58%), a défendu M. Quatennens sur BFMTV et RMC.

"Pourquoi voudriez-vous faire de Jean-Luc Mélenchon le coeur du sujet de la situation ? Est-ce que vous avez demandé à M. Macron s'il va partir lui ?", a-t-il demandé, interrogé pour savoir si le leader de LFI devait en quitter la tête au vu du résultat des européennes.

"Jean-Luc Mélenchon, y compris si vous faisiez un référendum au sein des Insoumis, je crois le gagnerait largement. Mais l'organiser voudrait dire considérer que l'analyse que nous faisons de ce qui vient de se passer tiendrait au fait que Jean-Luc Mélenchon est au coeur du problème", alors qu'"il est celui qui en 2017 a porté notre programme autour duquel 7 millions de personnes se sont regroupées aux portes du pouvoir", a-t-il argumenté.

"Quelle que soit sa place, il doit garder une place importante au sein de notre courant de pensée politique", a-t-il ajouté, disant ne pas savoir quand M. Mélenchon, qui a promis de s'exprimer après le 6 juin, le fera.

Pour le député insoumis François Ruffin, interrogé sur France Inter, "il est clair que LFI a pris un coup sur la tête et Jean-Luc aussi, mais rien n'est dit pour la suite".

Quant au problème de ligne politique pointé du doigt par la députée LFI Clémentine Autain, "c'est une tradition à gauche que quand on a des conflits de personnes, des désaccords de méthode, on les traduit en habits idéologiques", a-t-il estimé. "Je ne suis pas sûr qu'il y a un clivage entre deux lignes à LFI. Moi je suis populiste de gauche, je prends tout, je rassemble", a-t-il fait valoir.

"La difficulté c'est comment être un mouvement qui investit dans la société sans s'ossifier en parti, et pourtant avoir des règles de fonctionnement", a ajouté M. Ruffin en référence à des critiques internes sur le manque de structures de délibération.