Huawei a d'ores et déjà subi cette année une chute de 40% de ses ventes de smartphones à l'international, alors que le groupe est soupçonné d'espionnage potentiel par les Etats-Unis, qui lui ont imposé des sanctions.

"Oui, (les ventes) ont baissé de 40%", a déclaré Ren Zhengfei, en réponse à la question d'un journaliste au siège du groupe à Shenzhen (sud).

M. Ren a par ailleurs annoncé une baisse de 30 milliards de dollars de la production du groupe cette année et la suivante.

Cette contraction de 26,7 milliards d'euros représenterait environ un tiers de sa production, au regard de ventes ayant atteint 721,2 milliards de yuans (95,3 milliards d'euros) en 2018.

"En 2021, nous retrouverons notre vitalité afin de servir l'humanité", a-t-il promis M. Ren, un ancien ingénieur de l'armée chinoise qui a fondé le groupe de télécoms dans les années 1980.

Huawei a été mis à l'index dans plusieurs pays, notamment aux Etats-Unis, qui ont interdit à leurs entreprises de lui fournir des technologies.

Cette mesure est un coup très dur pour Huawei, numéro deux mondial des téléphones portables, qui dépend des puces électroniques "made in USA" pour ses smartphones.

Google a annoncé de son côté qu'il devrait cesser sa collaboration avec Huawei, à qui il fournit son système d'exploitation Android.

Washington s'inquiète surtout de l'avance prise par Huawei dans la fourniture d'équipements pour la 5G, la cinquième génération des communications mobiles. Huawei est considéré comme le leader mondial incontesté dans ce domaine.