Le gouvernement américain pourrait refuser son accord à de nouvelles exportations de moteurs de nouvelle génération LEAP, selon une source du quotidien.

Ces moteurs sont produits par CFM, la co-entreprise du groupe industriel GE et du groupe aéronautique français Safran. Ils équipent déjà le Boeing 737 MAX.

D'après le WSJ, certains membres de l'administration de Donald Trump craignent que des ingénieurs chinois ne parviennent à déconstruire le moteur pour ensuite concevoir leurs propres modèles et percer sur ce marché.

Si cette décision était confirmée, elle signalerait un regain de tensions entre Washington et Pékin, qui ont signé il y a un mois un accord commercial préliminaire, après près de deux ans de conflit à coup de droits de douane punitifs.

Ce serait aussi un coup dur pour GE et Safran. Le groupe américain Boeing a indiqué fin janvier  que l'immobilisation au sol depuis plus de dix mois du 737 MAX lui avait coûté 1,4 milliard de dollars l'an dernier.

CFM continue en effet de produire les moteurs, même si Boeing en a suspendu les livraisons et plus récemment la production. 

D'après le WSJ, GE plaide auprès des autorités américaines pour qu'elles renouvellent leur autorisation, faisant valoir que les moteurs de CFM sont déjà en Chine depuis des années et sont très compliqués à déconstruire.