Ces mesures doivent permettre de financer la baisse de cinq milliards d'euros de l'impôt sur le revenu annoncée fin avril par Emmanuel Macron.

"95% des contribuables, aujourd'hui, vont connaître une baisse d'impôt", soit les Français gagnant moins de 7.000 euros par mois, a précisé M. Darmanin.

Le ministre est revenu sur le sujet des niches fiscales, qui avait été évoqué par le Premier ministre Edouard Philippe lors de son discours de politique générale le 12 juin.

"La France est le pays qui a le plus de niches. On a fait une politique à la +Shadoks+ depuis quarante ans: on a fait des impôts très hauts, après on a vu que cet impôt n'était pas acceptable et on a créé plein de niches, un gros gruyère avec plein de trous pour qu'ils soient acceptables", a estimé M. Darmanin.

Rappelant que "le Premier ministre a dit qu'on allait réfléchir" sur les niches fiscales, Gérald Darmanin a notamment pointé du doigt certaines niches "anti-écologiques et anti-sociales", citant notamment en exemple le "GNR" (gazole non routier) ou encore le "DFS" (déduction forfaitaire spécifique).

Concernant cette dernière, qui prend la forme d'un abattement de charges patronales réservé à certains secteurs d'activité (BTP, aviation, nettoyage...) et est évaluée par Bercy à 1,5 milliard d'euros, "nous allons travailler avec les professionnels du secteur pour réduire cette niche et la supprimer", a indiqué M. Darmanin.

Il a toutefois tenu à rappeler que "le gouvernement n'est pas favorable à la réduction des niches pour les particuliers, notamment les emplois à domicile".

"Nous allons atteindre l'objectif d'un milliard d'économies l'année prochaine" sur les niches, "pour les cinq milliards d'impôts sur le revenu. Et quatre milliards sur l'économie que fera l'Etat", a résumé le ministre de l'Action et des comptes publics.

Sans entrer dans les détails, il a cité les réformes en cours dans les secteurs du logement, des contrats aidés, de l'audiovisuel public, ou le "champ social".