La coopérative artisanale permet aux artisans de mutualiser leurs achats, leurs investissements et leur force de travail, tout en conservant leur indépendance.

On est toujours plus fort à plusieurs que seul. C’est aussi vrai dans le monde professionnel, où les groupes d’une certaine taille tirent généralement bien mieux leur épingle du jeu que les petites entreprises. Capacité à candidater sur des marchés importants, à tirer les prix vers le bas en jouant sur les économies d’échelle, notoriété et visibilité accrue… Si la taille ne fait pas tout, elle procure d’indéniables avantages.

C’est pour cette raison que de nombreux artisans font le choix d’adhérer à une coopérative artisanale. Selon la Fédération française des coopératives et groupements d’artisans (FFCGA), 31 000 entreprises artisanales, regroupant 90 000 salariés, sont actuellement associées au sein de telles structures, pour un chiffre d’affaires consolidé de 1,1 milliard €.

Les avantages des coopératives artisanales

Pourquoi se regrouper ainsi ? Pour avoir plus de poids vis-à-vis de ses fournisseurs, clients et donneurs d’ordre bien sûr.

  • En rejoignant une coopérative artisanale d’achat, dont l’objet est de mutualiser les approvisionnements de ses membres, l’artisan va bénéficier de meilleures conditions tarifaires, tout en se libérant d’une tache chronophage - la négociation tarifaire avec les fournisseurs.
  • En intégrant une coopérative artisanale de commercialisation, dont le rôle est de prospecter des marchés pour ses membres, l’artisan pourra, en se regroupant avec d’autres coopérateurs aux compétences métiers complémentaires, remporter des marchés qu'il n'aurait pu obtenir individuellement.
  • En adhérant à une coopérative artisanale de services et de production, dont le rôle est de regrouper les investissements de ses membres, l’artisan accèdera à des équipements hors de portée d’un entrepreneur solo : parc d’engins de chantiers, atelier de production tout équipé, espace d’exposition-vente commun…

La coopérative artisanale, un cadre souple et équitable

En plus de ces multiples avantages, le modèle de fonctionnement de la coopérative artisanale jouit d’une grande souplesse. D’abord, il permet de se regrouper et de mutualiser ses moyens, tout en conservant son indépendance. Chaque membre de la coopérative artisanale possède des parts de la structure commune, bénéficie de ses services et participe à son développement, mais continue d’exercer son activité à la tête de sa propre entreprise.

Autre avantage du modèle de fonctionnement coopératif : chaque associé pèse le même poids. La gestion est démocratique et se fonde sur le principe « un associé égale une voix ». Lors des assemblées, chaque coopérateur compte autant que les autres, quel que soit son ancienneté, sa part dans le capital et son volume d’activité. La garantie pour les petits artisans et les dirigeants de TPE de voir leurs intérêts préservés au sein de la coopérative artisanale.

Rejoindre une coopérative artisanale

Il existe plusieurs centaines de sociétés coopératives artisanales sur le territoire, dans tous les métiers ou presque : bâtiment, services à la personne, services aux entreprises, métiers de bouche, etc.

S’il est possible, en se regroupant avec d’autres artisans, de fédérer un projet commun et de constituer sa propre structure coopérative, le plus simple, pour commencer, est de rejoindre une coopérative artisanale en activité. Pour identifier les sociétés coopératives en lien avec son métier, sur sa région, et pouvoir poser sa candidature, on peut s’adresser à la FFCGA, qui fédère plus de 150 coopératives artisanales. Sinon, l’artisan peut effectuer une recherche en ligne ou s’adresser aux relais locaux en place : CCI, chambre de métiers, plateformes d’initiative locale, etc.