A 13H35 (12H35 GMT), l'indice CAC 40 perdait 34,08 points à 5.414,03 points, dans un volume d'échanges de 1,4 milliard d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 1,37%.

L'indice parisien a ouvert en baisse sans changer de trajectoire ensuite.

De son côté, Wall Street s'apprêtait à ouvrir en baisse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average baissait de 0,52%, l'indice élargi S&P de 0,49% et le Nasdaq, à dominante technologique, de 0,64%.

"Le CAC 40 a joué au yoyo depuis le début de la semaine au gré des rebonds de la guerre commerciale et des inquiétudes à l'égard du cycle économique", a observé dans une note Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine a pris depuis mercredi une nouvelle dimension, Washington sortant l'artillerie lourde dans le secteur des technologies pour tenter de neutraliser Huawei, acteur incontournable des réseaux mobiles et de la 5G en particulier.

Du côté des indicateurs, la croissance économique a été légèrement plus forte que prévu l'an dernier en France, à 1,7% au lieu des 1,6% jusque-là annoncés, selon l'Insee.

Le marché automobile européen a baissé pour sa part de 0,4% sur un an en avril, son huitième mois de recul consécutif, plombé par le Royaume-Uni et l'Allemagne, mais les constructeurs français ont réussi à progresser, d'après des statistiques publiées vendredi.

- Vallourec en tête du SBF -

Sur le front des valeurs, Vallourec se classait en tête de l'indice SBF 120 (+9,47% à 2,46 euros), galvanisé par la division quasiment par deux de sa perte nette au premier trimestre 2019.

Renault reculait de 1,56% à 51,19 euros, bien que ses immatriculations aient augmenté de 1,8% dans l'Union européenne en avril, d'après les chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

Nissan a par ailleurs décidé de remanier profondément son conseil d'administration, faisant un geste envers Renault en y acceptant l'entrée de son directeur général, Thierry Bolloré, alors que le constructeur japonais se trouve affaibli par l'affaire Ghosn et de très mauvais résultats.

Wendel perdait 2,83% à 120,20 euros, pénalisé par un abaissement de sa recommandation à "conserver" par Société Générale contre "acheter" auparavant. La société d'investissement a pourtant fait état jeudi d'une augmentation de son chiffre d'affaires de 4,1% à 2,05 milliards d'euros au premier trimestre, tiré notamment par sa filiale Bureau Veritas.

Le titre de Boiron restait suspendu de la cotation. Le groupe d'homéopathie a suspendu jeudi son cours de Bourse, dénonçant une "violation du secret" de l'avis préliminaire de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur l'évaluation du bénéfice médical des médicaments homéopathiques.

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