L'indice CAC 40 a engrangé 17,92 points à 5.074,27 points, dans un volume d'échanges moyen de 3,6 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,84%.

La cote parisienne a débuté dans le vert et a maintenu ce cap.

"L'optimisme est de mise sur le marché qui se maintient au-dessus des 5.000 points, car les investisseurs voient les négociations commerciales en cours entre la Chine et les États-Unis d'un oeil positif", a souligné auprès de l'AFP Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale d'Oddo BHF Securities.

Plusieurs informations ont donné de l'espoir aux marchés, à commencer par des déclarations mardi soir de Donald Trump affirmant qu'il pourrait être flexible sur la date butoir de la trêve dans la guerre commerciale avec la Chine, si les négociations progressaient.

Selon le quotidien hongkongais South China Morning Post (SCMP), le président chinois Xi Jinping rencontrera vendredi le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, et le représentant pour le Commerce, Robert Lighthizer, venus à Pékin négocier. 

Les Etats-Unis ont donné jusqu'au 1er mars à Pékin pour trouver un terrain d'entente sur les différends commerciaux entre les deux pays avant d'augmenter de 10 à 25% les tarifs douaniers sur 200 milliards de produits importés de Chine.

"Le rebond qui s'est enclenché début janvier reste pour le moment assez soutenu", a noté M. Jacoby. "Les investisseurs voient maintenant le verre à moitié plein. Le marché parisien a rattrapé environ la moitié de ses pertes de fin 2018, il est maintenant à un carrefour mais tant qu'il y a des bonnes nouvelles sur le commerce", il peut rester bien orienté, a-t-il ajouté.

Donald Trump a en outre semblé désamorcer mardi la menace d'une nouvelle paralysie des administrations fédérales américaines, tout en se disant "extrêmement mécontent" d'un accord présenté par des négociateurs républicains et démocrates n'allouant qu'un quart du budget qu'il réclame pour son mur à la frontière avec le Mexique. 

Du côté des statistiques, la production industrielle dans la zone euro a reculé plus que prévu en décembre et l'inflation aux États-Unis est restée contenue du fait des coûts très faibles de l'énergie en janvier.

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