De ses débuts jusqu'à ses dernières oeuvres, Degas (1834-1917), l'un des fondateurs de l'Impressionnisme, a consacré son oeuvre à immortaliser le quotidien de l'Opéra de Paris, de la scène aux coulisses, en passant par les salles de répétition et le foyer.

"Degas n'est pas seulement +le peintre des danseuses+ comme on a coutume de l'appeler. Il a utilisé l'Opéra de Paris comme une sorte de boîte à outils, lui permettant d'explorer tous les espaces mais aussi celles et ceux qui les occupaient", souligne à l'AFP Henri Loyrette, commissaire général de "Degas à l'Opéra" (24 septembre-19 janvier 2020).

"Degas a peint les artistes, l'orchestre, les spectateurs dont les abonnés en habit noir qui hantaient les coulisses. L'Opéra lui a offert de nombreux points de vue, dont l'étude du mouvement et du geste", ajoute M. Loyrette.

Associé pour la première fois à l'Opéra de Paris, le Musée d'Orsay - qui a collaboré l'an dernier avec le Châtelet pour "Picasso, bleu et rose" - proposera les 11 et 12 octobre, en plus d'une exposition raisonnée, une création chorégraphique au milieu des oeuvres et conçue par le danseur Nicolas Paul et Aurélie Dupont, directrice de la danse du ballet de l'Opéra. 

Sous la direction de Philippe Jordan, l'orchestre de l'Opéra de Paris sera mobilisé le 9 décembre avec un concert sous la grande nef du musée d'Orsay qui proposera un duel franco-russe entre des oeuvres de Debussy et de Prokofiev.

Une carte blanche sera confiée en novembre à Frédéric Mitterrand sur le cinéma et l'opéra avec des projections au musée d'Orsay d'oeuvres emblématiques dont "Madame Butterfly", adaptation fidèle de l'opéra de Puccini, que l'ancien ministre de la Culture avait réalisée en 1995.

"Fêter les 350 ans de l'Opéra de Paris au musée d'Orsay et ailleurs, c'est ouvrir la maison à un autre public", estime Stéphane Lissner, directeur général de l'Opéra national de Paris. "L'événement autour de Degas va permettre à des centaines de milliers de personnes de découvrir l'opéra".