Au CES non plus, il n'est pas question de parler France sans parler vin. Cette année, c'est la prometteuse start-up Aveine qui s'y est illustrée. La jeune pousse, dont le PDG, Nicolas Naigeon, est issu d'une famille de viticulteurs, développe un objet permettant de servir le vin directement au bon niveau d'aération. Son « bec verseur » connecté donne également des indications sur la température idéale à laquelle boire la bouteille en question. « Nous voulons permettre aux personnes qui n'y connaissent rien en vin de s'amuser à la déguster, et de pouvoir le faire dans les meilleures conditions », décrit le directeur de l'entreprise. Aveine a déjà vendu 1.100 produits lors d'une campagne Indiegogo et signé des partenariats avec plusieurs distributeurs, dont le plus gros se situe en Corée du Sud.

C'est autour d'un autre genre d'élixir que Wisharings développe son entreprise : celui des huiles de massage. La start-up familiale a créé un distributeur, fonctionnant avec des capsules, qui délivre lesdites huiles à la bonne température. Cette machine est vendue avec une application indiquant comment masser un bébé, un enfant ou un adulte. « Nous voulons recréer du lien dans le cocon familial et faire en sorte que le stress n'entre plus à la maison », explique Sébastien Fauconnier, cofondateur de la jeune pousse. Son produit sera commercialisé dès le mois de mars et l'entrepreneur espère trouver des revendeurs sur le CES.

Apple attiré par une pépite tricolore

Permettre aux gens d'être plus relaxés, voici également la mission que s'est donnée le Dr Maxime Elbaz, chercheur en neurosciences au centre du sommeil à l'Hôtel-Dieu à Paris. Avec son équipe, il a créé Seraphin, un livre dans lequel ranger son smartphone avant de dormir. Ce dernier émet ensuite de la musique et des lumières permettant de rejoindre les bras de Morphée et récolte des données sur la qualité du sommeil en enregistrant chaque éveil. Le livre devrait être commercialisé au deuxième semestre 2019. La jeune pousse a qui plus est développé un partenariat avec Apple pour travailler sur les données récoltées par la montre connectée de la marque.

Et parce qu'il n'y a pas de raison que les humains puissent dormir au chaud mais pas les abeilles, BeeLife, titulaire d'un « Best of Innovation Award » délivré par le CES, fabrique des ruches isolées qui permettent aux abeilles de ne plus mourir de froid. En leur ajoutant un module connecté, les apiculteurs peuvent gérer très précisément la température de l'habitat de leurs reines, mais aussi combattre le varroa, un parasite qui détruit les ruches. Le président de l'entreprise, lui-même apiculteur, n'a cependant pas pu venir butiner au CES. D'origine tunisienne, il a vu son visa refusé...

Enfin, c'est de nos seniors que la jeune pousse Domalys prend soin. Sa lampe Aladin permet aux personnes âgées de vivre plus longtemps à domicile, en détectant leurs chutes et en appelant les secours. « Cette dernière recueille également des données sur les habitudes de vie de la personne et signale si ces dernières changent soudainement », détaille Arnaud Brillaud, fondateur et directeur technique de la start-up. Basée à Poitiers, où elle assemble également ses lampes entièrement produites en France, l'entreprise vient d'ouvrir une filiale aux Etats-Unis et compte sur le CES pour trouver des revendeurs.