Durant la période estivale, vous allez peut-être recourir aux jobs d’été au sein de votre entreprise. Mais connaissez-vous vraiment les règles qui s’appliquent à vos « jeunes recrues » ?

La période estivale approche à grands pas. Mais qui dit été, dit aussi départs en congés ! Et comme beaucoup d’entreprises, souhaitant maintenir le niveau de leur activité, vous allez peut-être recruter des jeunes pour aider vos équipes pendant cette période-là.

Mais connaissez-vous assez bien les dispositions s’appliquant aux jobs d’été ? Faisons le point !

Le contrat de travail

Tout jeune recruté dans le cadre d’un job d’été doit signer un contrat à durée déterminée (CDD), quelle que soit la durée de son séjour dans l’entreprise. Et attention : s’il est mineur, l’accord de son représentant légal est obligatoire.

Dans le détail, ledit contrat doit notamment préciser :

  • son terme ou sa durée minimale ;
  • le motif (remplacement d’un salarié absent, accroissement temporaire d’activité...) ;
  • la durée de la période d’essai et le poste de travail concerné.

Précision : si le travail des jeunes de moins de 16 ans est normalement interdit, vous pouvez néanmoins embaucher un jeune âgé de 14 ans à 16 ans pour accomplir des travaux légers et adaptés à son âge pendant une partie de ses vacances scolaires. Mais attention, en plus de l’accord écrit de son représentant légal, il vous faudra alors l’autorisation préalable de l’inspection du travail. Enfin, cette période de travail ne doit pas excéder la moitié de sa période de vacances, c’est-à-dire un mois de travail au plus pour deux mois de vacances.

La rémunération

En principe, votre jeune recrue doit toucher la même rémunération qu’un salarié de qualification équivalente qui serait embauché en contrat à durée indéterminée (CDI) pour exercer la même fonction. Celle-ci ne pouvant être inférieure au Smic ou au salaire minimal conventionnel.

Cependant, lorsqu’il s’agit d’un jeune mineur, une minoration du Smic est prévue par la loi. Cet abattement est ainsi de l’ordre de :

  • 20 % pour ceux de moins de 17 ans ;
  • 10 % pour ceux âgés de 17 à 18 ans.

Bon à savoir : cette minoration du Smic ne s’applique pas au jeune justifiant de 6 mois de pratique dans votre branche professionnelle.

Par ailleurs, sachez que les jeunes embauchés dans le cadre d’un job d’été ont également droit aux avantages alloués aux autres salariés, tels que les titres-restaurant, et doivent toucher, à l’issue de leur contrat, une indemnité de congés payés (10 % de la totalité des rémunérations perçues durant leur séjour dans l’entreprise). Seule exception : s’ils ont été embauchés pour une période comprise dans leurs vacances scolaires ou universitaires, l’indemnité de fin de contrat ne s’applique pas !

Les conditions de travail

L’étape est incontournable pour tout recrutement d’un jeune de moins de 18 ans : avant sa prise de poste, vous devez lui faire passer une visite d’information et de prévention réalisée par un professionnel de santé.

Par ailleurs, il est interdit de faire travailler votre jeune recrue plus de 8h par jour (voire plus de 7h, s’il a moins de 16 ans) ou plus de 35h par semaine. Et dès lors que son temps de travail quotidien excède 4h30, votre jeune recrue doit disposer d’au moins 30 minutes de pause.

Enfin, quant au travail de nuit (c’est-à-dire effectué entre 22h et 6h, voire entre 20h et 6h pour les moins de 16 ans), sachez qu’il est, en principe, interdit aux mineurs.