Évolution des débits mobiles, empreinte environnementale, impact de la crise sanitaire sur l'usage du web... L'Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (Arcep) a récemment publié son dernier rapport en date sur l'état d'Internet en France.

L'occasion, pour le « gardien des réseaux », d'exposer quelques évolutions marquantes survenues à la fois en 2019 et au cours du premier semestre de l'année 2020.

Des besoins inédits, des risques de congestion évités

Ainsi, au-delà d'une analyse plus globale portant notamment sur l'ouverture et la neutralité du web, l'Arcep insiste tout particulièrement sur les premiers enseignements tirés de la crise sanitaire et du confinement de la population au printemps 2020. En effet, si le trafic Internet a augmenté d'environ 30 % pendant cette période, force est de constater que les infrastructures télécoms ont fait preuve de résilience et n'ont, malgré quelques saturations, pas connu de congestion majeure.

Un défi relevé, selon l'Arcep, non seulement au moyen de la performance des réseaux, mais aussi grâce à la mobilisation exceptionnelle des différents acteurs de l'écosystème numérique : opérateurs, fournisseurs de contenus et d'applications, utilisateurs et institutions publiques.

En 2019, le débit mobile a fait un grand bond en avant

Sur l'année 2019, l'un des constats majeurs soulevés par l'Arcep concerne tout particulièrement l'évolution d'Internet mobile, et notamment la hausse importante du débit moyen observé. En un an, le débit moyen est ainsi passé de 30 mégabits par seconde à 45 mégabits en France métropolitaine.

Une vitesse jamais atteinte sur le territoire, qui se traduit de manière très concrète pour les internautes qui naviguent sur le web en utilisant leurs smartphones : toutes technologies et tous opérateurs confondus, le taux de pages qui s'affichent en moins de 10 secondes est ainsi passé de 81 % à 87 %.

Les enjeux environnementaux placés en ligne de mire

Enfin, pour la première fois, l'Arcep a consacré cette année un chapitre entier à la question de l'impact environnemental du numérique, secteur qui représente aujourd'hui 3 à 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (soit une empreinte équivalente au transport aérien).

Selon l'Arcep, il s'agit là d'une première étape vers la mise en place d'un « baromètre vert », s'intégrant dans le cadre d'une plate-forme de travail « pour un numérique soutenable », lancée le 11 juin dernier. L'objectif étant, notamment, de mieux comprendre les enjeux environnementaux du secteur pour informer à la fois les pouvoirs publics et les utilisateurs sur l'impact de leurs usages.

Pour en savoir plus et consulter le dernier bilan de l'Arcep, rendez-vous sur : www.arcep.fr