"Après avoir examiné les charges et entendu les arguments des avocats, le tribunal est arrivé à la conclusion qu'à première vue il y a des preuves pour le renvoyer devant un tribunal", a déclaré à l'AFP Prashant Mendiratta, qui représente la plaignante.

Rajendra Pachauri, 78 ans, est notamment inculpé d'agression sexuelle, harcèlement et intimidation, selon cette source. L'AFP n'a pas été en mesure de joindre M. Pachauri ou son avocat dans l'immédiat pour une réaction.

L'employée à l'origine de l'affaire, qui a porté plainte en 2015, travaillait sous ses ordres dans un centre d'études sur l'environnement de la capitale indienne. Elle l'accuse de contacts physiques sans son constentement et de lui avoir envoyé des SMS et emails inappropriés.

M. Pachauri dément ces accusations et affirme que sa messagerie électronique et son téléphone portable ont été piratés. 

À la tête du Giec depuis 2002, il avait été forcé de démissionner de la présidence de cette organisation de l'ONU en 2015 après la plainte de sa collègue.

Sous sa houlette, le Giec avait obtenu le prix Nobel de la Paix 2007, mais la réputation de son patron avait été ternie par la révélation d'un certain nombre d'erreurs dans le 4e rapport des experts sur le climat, paru la même année.