Des cabinets d'experts indépendants évaluent le coût des dégâts à une fourchette de 10 à 15 milliards de dollars (de 8,85 à 13,3 milliards d'euros), a déclaré mardi Joachim Wenning, patron du géant de la réassurance, lors d'une rencontre avec la presse à Munich.

Dès le 19 novembre, le cabinet américain RMS avait chiffré l'impact des deux incendies les plus meurtriers de l'histoire de la Californie à 9 à 13 milliards de dollars, a précisé mercredi l'assureur munichois à l'AFP.

Munich Re, dont le cœur de métier est d'épauler les assureurs contre les risques qu'ils encourent, s'attend à rembourser quelques centaines de millions d'euros pour cette catastrophe, sans dépasser le demi-milliard d'euros, selon une première estimation de son patron.

M. Wenning a toutefois confirmé l'objectif du groupe de réaliser un bénéfice net de 2,1 à 2,5 milliards d'euros cette année. Il y a trois semaines, le directeur financier, Jörg Schneider, se disait optimiste sur les chances d'atteindre la limite supérieure de la fourchette. 

Mais Munich Re est désormais "un cran plus conservateur", a reconnu M. Wenning. 

En Bourse, le titre creusait ses pertes à 14H15 GMT, cédant 1,71% à 192,65 euros, dans un marché en hausse de 0,19% (Dax).

Munich Re va par ailleurs se retirer de l'Iran, à la suite des sanctions infligées par les  Etats-Unis envers la République islamique, a annoncé M.Wenning. 

"Nous avons plus à perdre aux Etats-Unis qu'en Iran", a-t-il déclaré.

L'Iran représentait dernièrement pour le groupe à peine 30 millions d'euros de primes encaissées sur un total de 49,1 milliards d'euros en 2017, et ce alors que le groupe avait présenté le pays en 2015 comme un marché offrant de "très grandes opportunités" dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.