Les négociations s'étaient ouvertes début octobre après l'approbation par les salariés de GE Belfort d'une nouvelle proposition de la direction, prévoyant de sauver 307 des 792 emplois du site de production de turbines à gaz dont la suppression était initialement prévue. D'ici à la fin 2020, l'effectif total de ce site sera ainsi ramené à 1.275 employés.

"Un accord majoritaire portant sur les mesures d'accompagnement du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) proposé au sein de l'activité turbines à gaz de GE en France a été conclu mardi", a confirmé la direction du groupe américain à l'AFP.

Selon la direction, qui soumettra vendredi ce plan à l'inspection du travail, "toutes les parties signataires ont eu pour priorité de favoriser les départs volontaires et les reclassements au sein du groupe, tout en améliorant les mesures d'accompagnement".

L'accord, estime l'intersyndicale, "améliore les mesures unilatérales de la direction" et vise trois "objectifs majeurs" : "mettre en œuvre un projet industriel pour assurer l'avenir du site, sauvegarder le plus d'emplois possibles et éviter au maximum les licenciements contraints".

"C'est un accord défensif qui limite l'impact du PSE, mais qui reste insatisfaisant puisqu'il comporte encore des suppressions d'emplois", a-t-elle néanmoins estimé.

Les représentants du personnel disent avoir "bataillé" pour obtenir "un plan sans départ contraint" et "des mesures d'accompagnement favorisant au maximum les départs volontaires".

Mais pour la CGT, qui n'a pas signé l'accord cadre, "la direction de GE n'apporte aucune garantie sur les compétences qui seront maintenues".

General Electric emploie quelque 4.300 salariés dans la Cité du Lion, dont 1.750 dans l'entité gaz. Le groupe américain avait annoncé en mai dernier un plan social prévoyant initialement la suppression de près de 1.050 postes en France, dont 792 à Belfort.