Coopératives artisanales, centrales d’achat, groupements d’employeurs… Que ce soit pour mutualiser les achats, les moyens de production ou les besoins de recrutement, les entrepreneurs solos ont tout intérêt à se regrouper au sein de structures communes.

1.    Pour baisser vos coûts, passez par une centrale d’achat

Faute de volumes suffisants, les entrepreneurs solos n’ont aucune chance de pouvoir négocier auprès de leurs fournisseurs les mêmes conditions tarifaires qu’une grande entreprise. Qu’à cela ne tienne ! En déléguant ses achats à une centrale d’achat, qui mutualise les commandes de ses membres, il est possible de faire sensiblement baisser la facture. Jusqu’à 20 %, voire 30 % de remise selon les fournitures et matériels concernés.
De nombreuses centrales d’achat - dans l’artisanat, on parle de coopératives d’achat artisanales - proposent leurs services aux entrepreneurs. Pour bénéficier de leurs services, il faut verser une cotisation annuelle, généralement basée sur le chiffre d’affaires, ou acquérir des parts (dans le cas d’une coopérative). Cette solution offre un autre avantage : en déléguant la gestion de ses achats à un tiers, elle fait gagner du temps. Ce qui permet de se focaliser sur son cœur de métier.

2.    Pour gagner en productivité, intégrez un GIE

Se regrouper à plusieurs pour partager du matériel et des équipements, des locaux (un espace de coworking par exemple), des prestations de services (accueil, secrétariat), tel est le principe du groupement d’intérêt économique (GIE). Un cadre qui permet à des entrepreneurs de s’associer dans une structure commune ayant vocation à développer leur activité, tout en conservant leur indépendance.
Le GIE permet à un entrepreneur de réaliser des investissements qu’il ne pourrait engager seul. Par exemple, l’achat d’un engin de chantier, que les membres du GIE utiliseront à tour de rôle, ou encore l’acquisition d’équipements complexes, une imprimante 3D industrielle par exemple. Il peut aussi servir à mutualiser des services communs : secrétariat, prospection commerciale, comptabilité… La gestion du GIE est souple. Ses membres décident librement de leurs apports. En revanche, ils sont solidairement responsables des dettes du groupement auprès des tiers.

3.    Pour recruter la perle rare, rejoignez un groupement d’employeurs

Pas facile de recruter un commercial, un comptable, un développeur informatique, lorsqu’on est une petite entreprise inconnue du grand public. Surtout si l’on n’a qu’un poste à temps partiel à proposer, faute de moyens financiers. La solution ? Adhérer à un groupement d’employeur.
Cette structure, de type coopératif ou associatif selon les cas, recrute pour le compte de ses adhérents du personnel qualifié qu’ils ne peuvent embaucher eux-mêmes en raison de leur taille ou de leurs contraintes budgétaires. Puis elle les met à leur disposition, moyennant une contrepartie financière. Chaque salarié partage son temps entre plusieurs entrepreneurs membres du groupement. Ce dernier gère pour sa part la partie administrative (embauche, fiche de paie, salaires, etc.). Vous recherchez un groupement d’employeurs sur votre région ? Contactez la Fédération Nationale des Groupements d’Employeurs (FNGE), elle fédère plus de 700 structures de ce type sur le territoire.

En quelques mots : ensemble c’est mieux ! Que ce soit pour optimiser ses coûts, booster sa productivité ou dénicher la perle rare, force est de constater que les structures communes – centrales d’achats, coopératives artisanales, groupements d’intérêts économiques ou encore groupements d’employeurs – peuvent apporter un soutien précieux aux entrepreneurs solos en quête d’opportunités.