"Compte tenu de l'évolution modérée du tarif, et afin d'éviter d'engendrer de nouveaux rattrapages, il est prévu que le nouveau tarif entre en vigueur au 1er février 2020", a indiqué à l'AFP le ministère de la Transition écologique et solidaire.

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait proposé cette hausse de 2,4% TTC pour les tarifs bleus résidentiels et ceux applicables aux petit professionnels, selon un projet de décision consulté lundi par l'AFP.

Le gouvernement pouvait choisir de l'appliquer dès le 1er février ou de faire jouer un délai de trois mois pour la mettre en œuvre.

L'an dernier, en pleine crise des "gilets jaunes", le gouvernement avait ainsi temporisé et gelé les tarifs pendant l'hiver. La forte hausse de 5,9% proposée alors par la CRE n'avait ainsi été appliquée qu'au 1er juin.

"Ce décalage doit à présent être rattrapé pour couvrir les coûts de fourniture", souligne-t-on au ministère. La hausse de 2,4% au 1er février est ainsi "notamment composée d'un rattrapage de 1,5% lié au décalage de l'entrée en vigueur du tarif en 2019", selon la même source.

La nouvelle hausse des tarifs réglementés de vente (TRV) commercialisés par EDF doit représenter une augmentation de l'ordre de 21 euros par an pour la facture moyenne d'un consommateur résidentiel, selon la CRE et le ministère.

"Les consommateurs résidentiels français bénéficient en moyenne d'une électricité beaucoup moins chère que la moyenne européenne et près de 60% moins chère que les consommateurs résidentiels allemands", avance le gouvernement.