L'électricien veut réduire ses charges opérationnelles de 500 millions d'euros entre 2019 et 2022 et engager pour environ 3 milliards de nouvelles cessions d'ici à 2022, a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Ces économies sont recherchées, elles sont en train d'être préparées dans l'ensemble des secteurs de l'entreprise", a déclaré à des journalistes le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, lors d'une conférence téléphonique.

Mais elle ne devront pas mettre en cause la stratégie de l'entreprise (satisfaction client, numérisation, grands projets nucléaires et renouvelables, développement à l'international), selon lui.

"Cette stratégie ne peut pas être cohérente avec des plan sociaux massifs et ce n'est pas ce que nous avons l'intention de faire", a ajouté M. Lévy.

"Nous allons réguler les effectifs du groupe en ne procédant pas au remplacement de tous les départs et en facilitant la mobilité des salariés vers les activités à plus fort potentiel pour ceux qui seraient dans des activités à plus faible potentiel", a-t-il expliqué.

La perte nette de 700 millions d'euros, qui se compare à un bénéfice net de 2,5 milliards au premier semestre de 2019, s'explique en grande partie par un résultat financier en chute en raison de l'évolution de la valeur comptable de certains actifs.

L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) recule pour sa part modestement de 2% à 8,2 milliards d'euros sur la période malgré un impact négatif de 1 milliard lié à la crise sanitaire.