"La France taxe beaucoup le vin et nous taxons peu le vin français", a déclaré le président américain sur CNBC. "Ce pays (les Etats-Unis) autorise le vin français --qui est très bon-- (...) à entrer pour rien", a-t-il affirmé.

"Ce n'est pas juste, nous allons faire quelque chose pour (rééquilibrer) ça", a également assuré le président républicain.

En novembre dernier, Donald Trump avait déjà dénoncé le déséquilibre commercial entre la France et les Etats-Unis sur les produits viticoles, dans des tweets visant Emmanuel Macron.

"La France rend les choses très difficiles pour vendre du vin américain en France et prélève de lourdes taxes douanières, alors que les Etats-Unis facilitent les choses aux vins français et n'ont que des tarifs douaniers bas. Ce n'est pas juste, faut que ça change!", s'était-il agacé sur Twitter.

Ces nouveaux commentaires interviennent alors que les Etats-Unis et l'Union européenne sont en discussion pour trouver un accord commercial. Pour l'heure, Bruxelles ne veut pas inclure le secteur agricole dans un traité.

En tant que membre de l'Union européenne, la France ne fixe pas elle-même le niveau de taxation des produits importés.

Ceci dit, il existe un déséquilibre dans les tarifs douaniers. Aux Etats-Unis, les taxes varient entre 5,3 et 14,9 cents par bouteille, en fonction de la nature du vin et du degré d'alcool, selon la Commission américaine du commerce international. En Europe, elles vont de 11 à 29 cents.

Le marché européen est toutefois loin d'être fermé aux vins américains puisque entre 2007 et 2018, les importations de vin "made in America" ont ainsi progressé de 200% en France, l'Europe étant de loin le premier marché d'exportation pour les produits américains, selon les Douanes françaises.

Le marché américain, à l'inverse, n'est pas aussi ouvert qu'il en a l'air. Les Etats-Unis reconnaissent ainsi les marques déposées mais pas les appellations d'origine, ce qui constitue un frein pour les produits français.

Par ailleurs, s'agissant des géants de la technologie, Donald Trump a estimé que "la personne au sein de l'Union européenne en charge de la fiscalité déteste les Etats-Unis plus que n'importe qui au monde".

"Toutes les semaines on voit qu'ils s'en prennent à Facebook et Apple et à toutes ces entreprises" américaines du secteur des hautes technologies, a-t-il souligné, en référence notamment aux velléités européennes de taxer Facebook, Google et autres multinationales du numérique non plus en fonction de la présence physique, c'est-à-dire de là où se situent leurs bureaux, mais de là où elles enregistrent leurs revenus.

Le président américain a toutefois reconnu qu'"à l'évidence, il se passe quelque chose en matière de monopole".

Accusés de pratiques anticoncurrentielles, les géants technologiques américains sont aux Etats-Unis également dans le viseur des régulateurs.