Le coup de colère des députés En marche et Modem représentant les Français de l'étranger a rapidement porté ses fruits. Le ministère des Comptes publics a annoncé lundi soir qu'il suspendait le décret du 30 décembre que ces élus de la majorité dénonçaient depuis ce week-end avec force. Ceux-là avaient écrit à Gérald Darmanin vendredi pour protester contre la décision prise sans les consulter de répercuter la hausse de la CSG de 1,7 point sur les expatriés via une augmentation identique de leur cotisation maladie. « L'effort national doit concerner tout le monde, mais il n'y a pas de raison que les petites retraites, qui sont nombreuses chez les Français de l'étranger, ne soient pas épargnées », avait déclaré ce week-end aux « Echos » Roland Lescure, député des Français d'Amérique du Nord et président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. « Merci @GDarmanin d'avoir rapidement réagi à notre courrier en suspendant la hausse des cotisations maladie pour les Français établis à l'étranger », a réagi lundi soir le parlementaire via Twitter. Dans l'entourage du ministre des Comptes publics, on avait alors assuré que « dans les prochains jours, soit le décret sera suspendu en attendant de trouver un correctif, soit un décret correctif sera pris ». C'est la deuxième solution qui a été choisie rapidement. « Compte tenu des spécificités des prélèvements sociaux sur les non-résidents, ce décret prévoyait des dispositions particulières. Toutefois, il ne garantissait pas pleinement l'équité entre les Français résidant à l'étranger et ceux résidant en France au regard des mesures prises en faveur du pouvoir d'achat [baisse des cotisations sociales faisant plus que compenser la hausse de CSG] », explique Bercy dans un communiqué. Ce texte annonce que Gérald Darmanin « demandera » à Anne Genetet, la députée représentant les Français d'Asie et d'Europe de l'Est, de proposer une solution dans le cadre de la mission sur la fiscalité et la protection sociale des Français de l'étranger, dont il l'a chargée par ailleurs.