L’épidémie de coronavirus qui touche actuellement la France a pour corollaire une augmentation massive des arrêts de travail. Ce qui pose la question des compensations de salaires des salariés et des libéraux. Orange Pro fait le point sur les indemnités journalières.

Les nombreux malades du Covid-19 doivent respecter une période d’isolement de 2 semaines. Les personnes à risques peuvent également demander un arrêt de travail auprès de l’assurance maladie. Enfin, les salariés comme les libéraux peuvent rester à leur domicile pour s’occuper d’un enfant fréquentant un établissement scolaire actuellement fermé. Pour compenser les pertes de salaire, l’assurance maladie et l’employeur doivent verser des indemnisations journalières.

Des compensations de salaire à verser par l’employeur pour les salariés 

En cas d’arrêt maladie d’un de ses salariés, l’employeur est dans l’obligation de lui verser une indemnité journalière complémentaire à celle de l’Assurance maladie, afin d’atteindre 90 % de sa rémunération brute.

Les cas particuliers des arrêts maladie en activité partielle

Si un salarié en arrêt maladie est placé dans le cadre de son travail en chômage partiel, son arrêt maladie se poursuit jusqu’à son terme. Le salarié est ensuite placé en activité partielle.
L’indemnité journalière complémentaire versée par l’employeur pendant l’arrêt de travail doit alors être ajustée pour que le salarié perçoive l’équivalent de l’indemnité d’activité partielle, soit 70 % de sa rémunération brute horaire.
De la même manière, un salarié en activité partielle peut tomber malade et se voir prescrire un arrêt maladie. Dans ce cas, le dispositif d’activité partielle s’interrompt pendant la durée de l’arrêt. Cependant, l’indemnité journalière versée par l’employeur reste ajustée par rapport au montant de l’indemnité d’activité partielle, soit 70 % de la rémunération brute horaire.

À noter : un salarié placé en activité partielle, car son entreprise a fermé ses portes et qui se trouve donc dans l’impossibilité de travailler ne peux pas demander d’arrêt maladie pour cause de garde d’enfants à domicile. S’il bénéficiait d’un tel arrêt avant sa mise en activité partielle, l’employeur peut signaler à l’Assurance maladie la fin anticipée de l’arrêt, ou attendre la fin de cet arrêt pour placer le salarié en chômage partiel.

L’assurance maladie prend en charge les indemnités journalières des libéraux

Après une première ouverture du dispositif aux professionnels libéraux de santé, c’est désormais l’ensemble des libéraux qui peuvent bénéficier d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie.
Et ce, dans deux cas de figure :
– Au titre de certaines affections de longue durée (insuffisances respiratoires chroniques, hypertension, diabète…)
– S’ils sont contraints de garder à domicile un enfant de moins de 16 ans ou un enfant handicapé, quel que soit son âge.
Les libéraux peuvent alors bénéficier d’une indemnité journalière forfaitaire de 56,35 euros, à condition toutefois que leur revenu professionnel soit supérieur à 10 % du plafond annuel de la sécurité sociale, soit à 4113,60 euros.