Les travailleurs obligés de se mettre en arrêt de travail pour garder leurs enfants seront indemnisés à hauteur de 90 % de leur salaire net. C’est à l’employeur de compléter le montant de l’indemnité journalière, même en cas d’ancienneté inférieure à un an.

Les garanties existantes

Le gouvernement l’avait annoncé dès la fermeture des écoles, les parents contraints de rester à la maison et donc obligés de se mettre en arrêt de travail pour s’occuper de leurs enfants seront indemnisés.

Dans le secteur public, le système des « autorisations spéciales d’absences » est mis en place depuis le début de la semaine. Ce dispositif garantit une indemnisation équivalente à 100 % du salaire net (primes incluses) pour les salariés obligés de s’absenter pendant cette période d’épidémie.

Dans le secteur privé, l’indemnisation versée par l’assurance maladie ne couvre que 50 % du salaire, et seulement les montants inférieurs au plafond de la sécurité sociale (3500 euros environ). Certaines conventions collectives ou mesures internes à l’entreprise prévoient des protections complémentaires, mais tous les salariés ne sont pas concernés. C’est pourquoi une garantie supplémentaire a été mise en place, mettant à contribution les employeurs.

90 % du salaire garanti, sans condition d’ancienneté

Dans le contexte de crise sanitaire actuel du coronavirus, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire a énoncé l’obligation pour tous les employeurs de verser à leurs salarié un complément leur garantissant 90% de leur salaire net lorsqu’ils doivent se mettre en arrêt de travail pour s’occuper de leurs enfants. Il s’agit là d’une extension de la disposition du code du travail qui fait état de cette obligation uniquement pour les salariés ayant plus d’un an d’ancienneté dans l’entreprise.

C’est à l’employeur de déclarer la mise en congé pour garde d’enfant sur ameli.fr pour se faire rembourser le montant de l’indemnité journalière par l’assurance maladie.