Protéger la santé des Français tout en leur assurant un « accès sans rupture à une alimentation saine et de qualité », tel est le difficile défi que doit relever le gouvernement en cette période d’épidémie de Coronavirus en France.

Dans le secteur de l’agriculture, cela se traduit par la nécessité de trouver des employés prêts à remplacer les dizaines de milliers de saisonniers dans le secteur de l’agriculture qui, chaque année, viennent des pays voisins européens pour récolter les fruits et légumes de saison.

Des plateformes qui simplifient le recrutement de saisonniers pour les agriculteurs

Pour répondre au besoin et faciliter le recrutement dans ces conditions exceptionnelles de pandémie de covid-19, le ministère du Travail et Pôle emploi sont en train de mettre en place une plateforme qui permettra aux candidats et aux entreprises « d’accéder en temps réel aux besoins en recrutement dans toute la France ».
Pôle emploi pourra aider les entreprises agricoles à présélectionner des candidats. Les candidats aux missions pourront quant à eux consulter les offres et accéder aux coordonnées des recruteurs, même s’ils n’ont pas de compte Pôle emploi.
Le ministère de l’Agriculture français rappelle que cette plateforme « vient compléter et renforcer des initiatives déjà prises par les professionnels » comme Des bras pour ton assiette. Ce site permet aux agriculteurs et à ceux qui veulent participer aux récoltes d’entrer en contact.

Salariés et indépendants inoccupés appelés à renforcer l’activité des exploitations agricoles

Ces travaux de récoltes ne sont pas uniquement destinés aux demandeurs d’emploi. Les indépendants dont l’activité a été stoppée et les salariés placés en chômage partiel sont également appelés en renfort sur les exploitations agricoles françaises.
Voici les principes de cumuls annoncés par le ministère de l’Agriculture :

  • « Le salarié pourra cumuler son indemnité d’activité partielle avec le salaire de son contrat de travail dans la filière agroalimentaire, sous réserve que son employeur initial lui donne son accord pour respecter un délai de prévenance de 7 jours avant la reprise du travail ;
  • l’employeur de la filière agroalimentaire qui embauche le salarié en activité partielle devra libérer le salarié de ses obligations sous réserve du même délai de 7 jours ;
  • les bénéficiaires du fonds de solidarité pour les très petites entreprises, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales, pourront cumuler le versement par le fonds (1 500 € début avril sur demande auprès du site des impôts) avec des contrats courts dans les entreprises agricoles et agroalimentaires ».