Dans la situation de pandémie actuelle, les employeurs ont obligation de protéger leurs salariés. En mettant tout en place pour assurer leur sécurité, les entreprises limitent aussi le recours au droit de retrait ou à l’arrêt de travail.

Première mesure : Le télétravail comme mot d’ordre

Afin de respecter le confinement général, l’employeur doit faire appel à la mesure de protection la plus efficace : le recours massif au télétravail. Dans le secteur privé, plus de 4 emplois sur 10 sont compatibles avec le télétravail.

L’application du télétravail dans le contexte actuel de pandémie liée au coronavirus ne nécessite aucune formalité particulière de mise en place. Pas besoin en effet de recueillir le consentement du salarié ou de conclure un avenant au contrat de travail. Le télétravail est ici une mesure de protection, du salarié et de l’ensemble de la population et une nécessité pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise.

Deuxième mesure : La fermeture des établissements non essentiels

Concernant les activités non compatibles avec le télétravail et en contact direct avec le public, la seule solution de protection des salariés est la fermeture de l’entreprise. L’arrêté du 15 mars 2020 relatif aux mesures de lutte contre la propagation du virus Covid-19 établit la liste des commerces et lieux publics obligés de fermer leurs portes jusqu'au 15 avril prochain. Sont ainsi concernés, par exemple, les lieux de tourisme, les restaurants, les musées… cela afin de protéger les salariés dans ces endroits où il est parfois difficile de maintenir des règles de distances suffisantes entre les individus. En cas de doute concernant votre activité, l’arrêté du 15 mars établit la liste précise des établissements concernés.

Troisième mesure : Une application stricte des gestes barrières pour les salariés obligés de se déplacer

Le personnel soignant n’est pas la seule population de travailleurs dans l’obligation de poursuivre son activité. Employés de grande distribution, ouvriers, livreurs… de nombreux professionnels, plus ou moins exposés, continuent de se déplacer tous les jours pour aller travailler. Dans ce cas de figure, l’employeur est dans l’obligation d’appliquer strictement les gestes barrières à la transmission du virus. Ainsi :
-    Les contacts physiques entre personnes doivent être limités et des distances d’au moins un mètre doivent être respectées entre les individus.
-    Les regroupements de personnes sont interdits. Les réunions doivent se tenir à distance autant que possible.
-    Les déplacements professionnels doivent être reportés ou s'effectuer à distance.
-    Les gestes barrières doivent être facilités : mise à disposition de savon et de gel hydroalcoolique, limitation des interactions tels que les scans de badge ou les ouvertures de portes.

À noter : Dans la situation de pandémie actuelle liée au coronavirus, les restaurants d’entreprise peuvent rester ouverts si besoin, mais les places pour s’asseoir doivent être espacées d’au moins un mètre les salariés. Globalement, c’est toute l’organisation de l’entreprise qui doit être repensée pour faire face au covid-19.