Deux patients ont été installés à partir de 13H15 par des équipes de soignants en blouses ou combinaisons blanches dans un NH90 Caïman, posé sur un parking, en contrebas du centre hospitalier régional (CHR) de Metz, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

L'appareil, du 1er régiment d'hélicoptères de combat de Phalsbourg (Moselle), a décollé à 13H45 pour rejoindre l'hôpital d'Essen (ouest de l'Allemagne). Une première évacuation avait été effectuée dans les mêmes conditions la veille. 

Selon le CHR de Metz, d'autres transferts seront "fort probablement" organisés par des moyens militaires dans les prochains jours.   

"Les NH90 continuent leurs rotations entre les hôpitaux du Grand Est et des zones moins touchées par le  . Ce matin, c'est en direction de Grenoble que deux patients en réanimation ont été évacués", a twitté l'état-major des Armées. 

Selon son porte-parole, le colonel Frédéric Barbry, l'appareil était en provenance de Besançon. 

"Dans l'après-midi, deux malades ont été transportés depuis Besançon vers Clermont-Ferrand", a indiqué dimanche soir l'état-major des Armées dans un communiqué, précisant que "six patients (avaient) été évacués" dans la journée par les moyens aériens militaires.  

Au total, douze malades du Covid-19 ont été évacués pendant le week-end par des hélicoptères de l'armée française dans le cadre de l'opération Résilience, annoncée mercredi par Emmanuel Macron. 

Outre le premier vol entre Metz et Essen samedi, des NH90 avaient également évacué le même jour des patients de Mulhouse à Genève dans l'après-midi et de Vesoul à Clermont-Ferrand en soirée, avait indiqué l'état-major des Armées dans un communiqué. 

La soute des appareils a été "configurée (pour) accueillir deux patients en réanimation" qui sont "accompagnés pendant le transfert par des équipes du Samu", a précisé l'état-major.

Avant d'engager des hélicoptères, l'armée française avait déjà participé à quatre reprises depuis mi-mars au transfert de malades du Grand Est vers d'autres régions moins touchées par l'épidémie, à bord d'un Airbus A330 de l'armée de l'air équipé du dispositif d'évacuations sanitaires Morphée.

Pour désengorger les hôpitaux du Grand Est, l'une des régions les plus touchées par l'épidémie, des transferts de patients par voie aérienne, terrestre et ferroviaire sont réalisés depuis plusieurs jours.

Dimanche, deux trains médicalisés avec 36 patients à bord ont quitté Nancy et Mulhouse pour la Nouvelle-Aquitaine.