Rendre de l’argent liquide à un client qui paie par carte bancaire, c’est désormais possible. Un procédé qui devrait notamment intéresser les résidents de zones dépourvues d’agences bancaires.

Publiée cet été, une nouvelle loi autorise désormais les commerçants à pratiquer ce que l’on appelle le cash-back. Le principe ? Un client réglant ses achats par carte bancaire peut demander au commerçant à être débité d’un montant plus élevé que le prix des biens ou des services achetés. Le commerçant est alors autorisé à lui rendre la monnaie.

Exemple : le client d’une épicerie achète des produits alimentaires pour un montant de 30 €. Au lieu de régler le montant exact de ces achats, il demande au commerçant de débiter 40 € sur sa carte bancaire, afin que ce dernier puisse lui rendre 10 € en liquide.

Une possibilité qui, en pratique, devrait particulièrement intéresser les personnes résidant dans des zones dépourvues d’agences bancaires ou de distributeurs automatiques de billets, pouvant rencontrer des difficultés pour se procurer des espèces.

Précision : le cash-back est réservé aux clients agissant à des fins non professionnelles (aux particuliers, donc) et concerne uniquement les paiements par carte bancaire.

Une possibilité, pas une obligation !

Mais attention ! Si le cash-back est désormais autorisé par la loi, les commerçants ne sont pas obligés d’offrir ce service ! Il ne s’agit, en effet, que d’une faculté, que ces derniers peuvent refuser. En pratique, il revient ainsi au client de demander au commerçant s’il accepte le cash-back, avant de procéder au paiement de ses achats.

Un décret doit encore préciser le montant minimum de l’achat pouvant donner lieu au cash-bak ainsi que le montant maximum d’argent liquide qui pourra être rendu au client.