Pour faire face à la crise économique liée au Covid-19, les employeurs et les exploitants agricoles ont été autorisés à reporter le paiement des cotisations sociales dues à la Mutualité sociale agricole (MSA). Une « dette » de cotisations qui peut se révéler difficile à rembourser pour certains d'entre eux. Aussi peuvent-ils conclure avec la MSA un plan d'apurement de leur dette, voire bénéficier d'une remise partielle des cotisations dont ils restent redevables. Explications.

Un paiement échelonné de la dette

Tous les employeurs et exploitants agricoles qui, au 30 juin 2020, étaient encore redevables de cotisations sociales peuvent conclure un plan d'apurement progressif de leur dette avec la MSA.

Quant aux cotisations sociales qui peuvent faire l'objet d'un plan d'apurement, il s'agit :
- des cotisations sociales personnelles dues à la MSA par les exploitants agricoles ;
- des cotisations sociales patronales ;
- des cotisations sociales salariales qui ont été précomptées en paie mais non reversées à la MSA, dès lors que le plan d'apurement prévoit leur règlement en priorité.

Le plan d'apurement est établi sur proposition de la MSA ou sur demande de l'employeur ou de l'exploitant. Cette proposition ou demande devant intervenir avant le 30 novembre 2020.

Une remise partielle de cotisations sociales

Les employeurs de moins de 250 salariés et les exploitants agricoles qui signent un plan d'apurement avec la MSA peuvent prétendre à une remise partielle des cotisations sociales. Mais à condition, notamment, qu'ils aient subi une baisse d'activité d'au moins 50 % entre le 1er février et le 31 mai 2020 (par rapport à la même période en 2019).

Cette remise porte :
- pour les employeurs : sur les dettes de cotisations sociales patronales constituées au titre des périodes d'activité allant du 1er février au 31 mai 2020 ;
- pour les exploitants agricoles : sur les cotisations sociales dues à la MSA au titre de l'année 2020.

Quant au montant de la remise, elle ne peut pas excéder 50 % des sommes dues par l'employeur. Pour les exploitants, cette remise ne peut pas dépasser 900 €.

Décret n° 2020-1103 du 1er septembre 2020, JO du 2

Art. 65, loi n° 2020-935 du 30 juillet 2020, JO du 31