Tous les salariés bénéficient d'une réduction des cotisations de retraite normalement dues sur la rémunération des heures supplémentaires et complémentaires réalisées depuis le 1er janvier 2019.

Quel taux de réduction ?

Le taux de la réduction à laquelle le salarié a droit correspond à la somme des taux de cotisations salariales de vieillesse de base et de retraite complémentaire qui sont effectivement à sa charge. Toutefois, il ne peut pas dépasser 11,31 %.

Ce taux de 11,31 % équivaut aux cotisations d'assurance vieillesse de base (6,90 % + 0,40 %) ainsi qu'à la cotisation de retraite complémentaire Agirc-Arrco (3,15 %) et à la contribution d'équilibre général (0,86 %) appliquées dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (tranche 1).

Toutefois, pour certains salariés, la somme des taux de cotisations salariales de vieillesse de base et de retraite complémentaire qui sont effectivement à leur charge peut être supérieure à 11,31 %. Dans ce cas, le taux de la réduction dont ils bénéficient est limité à 11,31 %. C'est le cas, par exemple, des salariés dont la rémunération dépasse le plafond de la Sécurité sociale qui n'ont donc droit qu'à une exonération partielle des cotisations.

Pour d'autres salariés en revanche, cette somme peut être inférieure à 11,31 %. C'est alors ce taux inférieur qui doit être pris en compte pour calculer la réduction.

Calculer la réduction

Pour calculer la réduction de cotisations, il convient d'appliquer le taux de 11,31 % (ou un taux inférieur, le cas échéant) sur la rémunération et les majorations des heures supplémentaires ou complémentaires effectuées par le salarié.

Le montant de la réduction à laquelle le salarié a droit est ensuite déduit du montant des cotisations de retraite de base qui sont dues pour la totalité de sa rémunération.

Décret n° 2019-40 du 24 janvier 2019, JO du 25