Le 25 juillet dernier, le Parlement a adopté un texte de loi qui autorise la pratique du cash-back dans les commerces. Appliqué depuis le 10 septembre dans certains supermarchés, ce service peut être proposé par les commerçants qui le souhaitent. En quoi cela consiste ? Les clients peuvent désormais retirer des espèces à la caisse lorsque le paiement est effectué par carte bancaire. Par exemple, si un client a effectué des achats pour 50€, il peut régler en carte 70€ et le commerçant lui rendra alors 20€ en liquide.

Quels bénéfices pour les pros à proposer ce service ?

Cette pratique existe déjà dans d’autres pays européens notamment en Allemagne, au Royaume-Unis ou encore en Espagne. Les avantages pour les consommateurs sont assez évidents : gain de temps... Mais le cash-back s’avère aussi avantageux pour les commerçants qui le mettent en place.

Tout d’abord, le client doit obligatoirement acheter un produit pour pouvoir demander en caisse un cash-back. Le commerçant retire donc forcément un gain au niveau de son chiffre d’affaires grâce à l’achat effectué.

De plus, tous les commerçants ne vont pas proposer ce service. Ils disposeront alors d’un avantage concurrentiel par rapport aux autres. Cela leur permettra d’attirer de nouveaux clients grâce à ce service additionnel. C’est le même principe que le relais colis par exemple.

Enfin, il est permis aux commerçants de facturer le cash-back. Attention cependant à rester dans la limite du raisonnable afin de ne pas dissuader les clients.

Un décret à venir doit préciser pour quel montant minimum le cash-back est autorisé ainsi que le montant maximum d’espèces qui pourra être rendu au client.

Une marche arrière par rapport au développement des nouveaux moyens de paiement ?

Le paiement sans contact et le paiement mobile se sont généralisés car ils correspondent aux tendances actuelles. Les consommateurs préfèrent majoritairement payer en carte plutôt qu’en espèces.

Mais alors pourquoi ce procédé a-t-il été autorisé ? Petit à petit, de nombreuses agences bancaires vont fermer, notamment dans les zones rurales. Le cash-back répond aux besoins des résidents de ces zones où les distributeurs se raréfient.

Ce service marque la fin du monopole des banques pour le retrait d’argent liquide.