"Ces dernières années, au cours desquelles les aléas économiques, climatiques et sanitaires se sont enchaînés et ont durement touché les exploitations, ont démontré qu'il est indispensable de doter les agriculteurs d'outils fiscaux leur permettant d'améliorer leur résilience, leur compétitivité et leur durabilité", a indiqué la FNSEA dans un communiqué après une rencontre avec le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Le principe en est simple: "il s'agit de mettre de l'argent de côté les bonnes années, pour pouvoir faire face aux conséquences des aléas lors des mauvaises années", précise la FNSEA.

Le sujet est particulièrement sensible cette année, après la canicule qui a grillé des récoltes dans plusieurs régions de France cet été, et déclenché des envolées des cours des céréales qui renchérissent énormément les coûts de production pour les éleveurs.

L'organisation agricole majoritaire indique qu'elle sera "vigilante" le 19 septembre aux annonces qui pourraient être effectuées "lors de la réunion de restitution sur la réforme de la fiscalité co-présidée par Bruno Le Maire et Stéphane Travert".

"L'enjeu pour le monde agricole est tout aussi déterminant que celui des prix et du revenu", estime la FNSEA.

Les prix et le revenu agricole sont des sujets débattus dans le cadre de la loi Alimentation, qui doit être votée à l'Assemblée nationale à partir du 10 septembre, après des semaines d'un débat national entre producteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs sur la répartition de la valeur ajoutée.