"Je pense que nous pouvons à terme envisager un groupe tout à fait cohérent autour d'Ascoval, qui fournira la matière première, Hayange, qui réalisera les rails de chemin de fer (...) et le site néerlandais" FN Steel, a déclaré le ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"L'ensemble fait quelque chose de cohérent, de rentable", a-t-il insisté.

Le gouvernement français n'a cependant pas la main sur ce dossier, British Steel ayant été placé en faillite depuis le mois dernier en Grande-Bretagne.

Son propriétaire, Greybull Capital, prépare un plan de reprise des seules activités françaises (Hayange) et néerlandaises (FN Steel), tout en souhaitant abandonner les activités britanniques du groupe, fragilisées selon lui par le Brexit.

Mais d'autres repreneurs potentiels de British Steel pourraient également se manifester auprès des autorités britanniques et proposer un schéma complètement différent.

Greybull a aussi récemment bouclé le rachat de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord). Cet actif ne fait pas partie du périmètre de British Steel mis en faillite, mais cela ne suffit pas à rassurer les 270 salariés du site.

En visite à Saint-Saulve mardi, des représentants de Greybull ont "confirmé les investissements financiers qu'ils voulaient faire sur le site et ont apporté aussi de nouvelles commandes" pour Ascoval, a affirmé mercredi M. Le Maire, disant "continuer à croire à cette reprise".

Les représentants de Greybull ont été par ailleurs reçus mercredi à Bercy, selon des sources concordantes interrogées par l'AFP.