Colombiens, Péruviens, Boliviens, Vénézuéliens, Cubains... Expulsées fin juillet d'un squat, ces familles occupaient les abords de la mairie de Saint-Ouen où elles avaient installé plusieurs dizaines de tentes, une cantine, etc. Parmi elles, une quarantaine d'enfants.

Mardi soir, ils ont levé le camp, démonté les tentes, les barnums et emporté les chariots pour s'installer au 23 rue Bauer, non loin de l'endroit qu'ils occupaient avant leur expulsion le 30 juillet, dans des locaux inoccupés mais équipés de sanitaires, comme a pu le constater l'AFP.

A l'intérieur, des matelas posés à même le sol, une cuisine improvisée et des tentes montées dans des coins.

"Le squat, c'est une solution par défaut. Ces familles voudraient un logement social, payer un loyer comme tout le monde", a déclaré à l'AFP Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parle de l'association DAL (Droit au logement). 

Bien qu'il s'agisse "d'une solution temporaire", il estime qu'"ils devraient y être tranquilles quelques mois. On demande à la mairie de ne pas lancer de procédure d'expulsion", misant sur la trêve hivernale, qui court du 1er novembre au 31 mars.

Contactées par l'AFP, la mairie de Saint-Ouen et la préfecture de Seine-Saint-Denis n'étaient pas joignables mardi soir.