"Bolt Food" est actuellement testé à Tallinn, en Estonie, où le siège du groupe est installé, avant d'être étendu progressivement en Lettonie, Lituanie et en Afrique du Sud d'ici fin 2019. Une implantation en Europe et en Afrique est prévue courant 2020.

Sur le modèle d'autres opérateurs, l'application proposera aux utilisateurs de livrer les plats des restaurants les plus proches d'eux. 

"Plus de 25 millions de personnes dans le monde utilisent régulièrement Bolt et la livraison de repas connaît un succès croissant", indique Jevgeni Kabanov, chef de produit Bolt Food, cité dans un communiqué. 

Le groupe, également présent sur le segment du VTC et qui revendique être la première plateforme européenne de transport à la demande, espère donc transformer son vivier d'utilisateurs de trottinettes électriques en une clientèle fidèle de consommateurs de repas à domicile. 

"L'entrée de Bolt dans le secteur de la livraison de repas témoigne de la volonté de l'entreprise de devenir une plateforme globale de mobilité en proposant à ses clients des services diversifiés et complémentaires", affirme le communiqué.

En raison de la concurrence accrue sur le marché des trottinettes en libre service, le groupe voit ses recettes menacées et cherche donc à diversifier ses activités. 

En juillet dernier, la plateforme avait décidé de retirer "momentanément" ses trottinettes arrivées à Paris en septembre 2018. "Une profusion d'acteurs", trop de trottinettes par rapport à leur taux d'utilisation, ainsi que des "coûts de maintenance importants" motivaient ce retrait, avait alors indiqué à l'AFP un porte-parole de la société.

Jusqu'à 12 plateformes se sont déployées dans les rues de la capitale mais six d'entre elles l'ont abandonnée ou ont suspendu provisoirement leur service en juin. La mairie prévoit par ailleurs un appel d'offres pour n'en retenir que trois.

Bolt avait défendu sa marque en mai dernier contre l'ex-star jamaïcaine du sprint Usain Bolt, qui voulait donner son nom à des trottinettes en libre-service qu'il venait de lancer à Paris.

La justice française avait tranché en faveur de l'opérateur estonien, aux engins verts, et a obligé le nouvel arrivant Bolt Mobility (dont les trottinettes sont jaunes et noires) à changer de nom. L'entreprise d'Usain Bolt a alors choisi de se rebaptiser "B".