Ces quatre syndicats "ont décidé d'appeler à une grève illimitée, à partir d'aujourd'hui (vendredi), sur l'ensemble du périmètre TGV national", dont les bars sont exploités par la société Newrest, a indiqué à l'AFP Ronald Dufresne-Almendro, délégué syndical SUD-Rail dans cette entreprise prestataire de la SNCF.

La CFDT, FO, la CGT et SUD protestent contre une décision de la direction sur la durée des "fins de service" de certains salariés, a précisé M. Dufresne-Almendro. En faisant passer d'une heure à une demi-heure la période dite de "fin de service", cette décision risque d'entraîner mécaniquement pour ces salariés "des pertes de repos", a-t-il expliqué.

Autres "dangers pour les salariés", dont les droits sont calculés en fonction de la durée de leur temps de travail: une "perte de salaire" à cause de la "suppression de la prime repas sur certaines rotations" ou une "disparité entre salariés", certains conservant des fins de service d'une heure quand d'autres les verront réduites à 30 minutes, critiquent les syndicats dans un tract unitaire.

"Nous avons déjà alerté la direction sur les fins de service de 15 minutes pour les Rennais qui font un aller-retour" jusqu'à Lille, "l'agent n'étant pas en repos le lendemain", ajoutent les syndicats. 

M. Dufresne-Almendro a également affirmé que les salariés peuvent travailler à bord des trains "avec du matériel cassé, qui n'est remplacé ni par la SNCF, ni par Newrest", comme "des machines à café, fours ou frigos cassés". En outre, "il n'y a pas suffisamment de stocks à bord. Au bout de cinq à dix minutes, certains produits sont déjà en rupture. Toute l'agressivité des clients, c'est l'agent commercial à bord qui la reçoit", a-t-il regretté.   

Interrogé sur l'impact de cet appel à la grève sur le service dans les voitures-bar des TGV, le délégué a répondu que "la direction fait tout pour remplacer les agents commerciaux par des intérimaires".